Afrique: L'inclusion numérique, condition sine qua none du développement du continent africain

Si la crise de la Covid-19 a eu pour effet l’accélération de la transition digitale partout dans le monde, elle a également révélé, dans certaines régions, la profondeur de la fracture numérique. En Afrique par exemple, où seul 47,6% de la population a accès à internet, aux ordinateurs portables ou encore aux smartphones (World Strats), la pandémie a entraîné pour des millions de personnes – originellement vulnérables – un isolement social et économique plus prononcé qu’auparavant.

Le coût élevé de la technologie et de la connectivité, le manque d’infrastructures opérationnelles ainsi que les carences en matière de financement sont les facteurs explicatifs de la fracture numérique en Afrique, qui touche essentiellement les zones rurales. Les premières victimes de cet état de fait sont les strates les plus vulnérables des sociétés locales, à savoir les femmes, les jeunes, les travailleurs informels ainsi que les petites entreprises. Pour ces derniers, la survenue crise de la Covid-19 a été d’autant plus bouleversante qu’elle a provoqué de nombreuses pertes d’emploi, un renforcement de l’insécurité alimentaire, un accès aux services de première nécessité perturbé ainsi que des troubles significatifs dans le secteur de l’enseignement.

L’inclusion numérique – qui désigne les activités nécessaires pour garantir à tous les individus et communautés, y compris les plus défavorisés, un accès à un service internet haut débit et fiable - apparaît alors comme un défi à relever pour renverser la dynamique actuelle. Pour ce faire, l’extension de la couverture réseau dans les zones rurales est une étape indispensable, comme le souligne dans son rapport « The State of Mobile Internet Connectivity 2020 », l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA). Cette dernière met en avant le fait que sur le continent, le taux de pénétration de la toile web n’était que de 16 % en milieu rural, contre 40 % en zone urbaine. En réponse à ce paradigme, Huawei propose des solutions innovantes telle que l’initiative RuralStar, déployée au Sénégal, au Mali, en Guinée, au Cameroun ou encore au Burkina Faso. Celle-ci consiste en une réduction drastique des coûts de construction et de déploiement des réseaux dans les zones rurales, et a permis de relier plus de 1000 villages et 2 millions de personnes au réseau Internet.

La pandémie de la Covid-19 a par ailleurs généré de nombreuses inégalités dans l’accès à l’éducation : alors que les pays les plus développés ont pu rapidement s’adapter à la situation en proposant des services en ligne, certaines régions d’Afrique ont été contraintes de fermer leurs écoles sans avoir les moyens de proposer des solutions alternatives pour les étudiants. Partout dans le monde, jusqu’à 1,6 milliards d'élèves issus de 106 pays ont été touchés par les fermetures d'écoles, creusant ainsi les écarts en matière d'équité et de qualité de l'éducation (Banque Mondiale). Or, l’accès à l’éducation est plus que primordial en Afrique, continent qui compte 41 % d’individus de moins de 15 ans. En ce sens que Huawei a initié le programme   « Learn On Online Courses 2020 » , qui propose un apprentissage en ligne sans contact pour à destinations des étudiants, enseignants et autres parties prenantes issues du continent.

De plus, en Afrique, sur les 400 millions d’individus n’ayant pas accès aux services financiers numériques en lignes, 60 % sont des femmes (GSMA Mobile Gender Gap 2020). Un constat alarmant, auquel il est possible de répondre à travers des partenariats à l’image de celui noué entre l’organisation caritative féminine Dynexafrica et Huawei, dans le but d’offrir une formation professionnelle liée aux sciences, aux technologies et à l’ingénierie de l’information aux jeunes femmes évoluant dans les zones rurales. En 2020, plus de 1 000 femmes ont bénéficié de ce programme.

Enfin, une autre entrave à la démocratisation des services numériques réside dans les réglementations souvent trop strictes ou désuètes. Le manque de cadres réglementaires décourage le lancement d’initiatives numériques qui pourraient potentiellement participer à l’inclusion numérique. Nous sommes convaincus qu’il est primordial de construire dans de nombreux pays africains un cadre réglementaire permettant de motiver le développement d’applications innovantes locales (plateformes numériques agricoles, numérisation des plateformes gouvernementales,) qui permettraient aux populations les plus isolées d’avoir accès à des services de première nécessité contribuant au développement des écosystèmes dans lesquels elles évoluent.


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