Congo-Kinshasa: «Il n'y a plus de routes !» - Trois jours de deuil après le naufrage sur le fleuve Congo

En République démocratique du Congo (RDC), la province de la Mongala a décrété un deuil de trois jours depuis hier, lundi 11 octobre, une semaine après un terrible naufrage sur le fleuve Congo. Au moins 61 corps ont été repêchés et il y a seulement une quarantaine de rescapés.

Le naufrage sur le fleuve Congo s'est produit à la hauteur du territoire de Bumba dans le nord-ouest du pays. L'embarcation naviguait de nuit et transportait plus de 300 passagers. Les autorités pointent la surcharge et le mauvais temps. Mais derrière un drame qui n'est pas le premier sur les eaux congolaises, se cachent des pratiques dangereuses comme nous l'explique Danny Mangbau, ancien propriétaire de bateaux sur le fleuve Congo et ses affluents.

Il souligne deux problèmes en particulier : la précarité des embarcations et le nombre de passagers. Car l'embarcation qui a fait naufrage, ce n'était pas un bateau, insiste Danny Mangbau, joint par notre correspondant Pascal Mulegwa. « Cette embarcation-là n'est pas un bateau, même pas une baleinière ! Ils ont relié neuf pirogues sous forme de radeau, avec des lianes de fortune... »

Pas d'infrastructures de communication

Nécessité fait loi, poursuit Danny Mangbau, « parce qu'il n'y a pas de barques, il n'y a pas de moyens de transport là-bas... Les routes, il n'y a plus de routes... Ils n'ont que les fleuves et les affluents pour faire leurs déplacements et le transport des marchandises et des biens. Parce que les routes n'existent plus. Même à Bumba et Lisala il n'y a pas de routes ! »

Du coup, les bateaux ou embarcations de fortune sont surchargés. « On ne déclare jamais le nombre de passagers exact qu'on embarque. Il y a toujours eu des clandestins », poursuit notre interlocuteur; Les registres de navigation sont toujours inexacts.

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