Cameroun: Jeune fille - Une dignité à préserver

A l'occasion de la Journée internationale, le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille a fait une déclaration hier à Yaoundé.

L'année 2021 a battu le record des scandales sexuels et sextapes impliquant des jeunes filles au Cameroun. Pour combattre ce phénomène qui tend à banaliser l'intimité de la jeune fille, il faut l'éduquer à l'utilisation responsable des réseaux sociaux. C'est la trame de la Journée internationale célébrée hier sous le thème : « La génération numérique, notre génération ». En marge de cette célébration, le ministre de la Promotion de la Femme et de la Famille (Minproff), Marie-Thérèse Abena Ondoa, a fait une déclaration hier à Yaoundé.

Pour le Minproff, ce thème interpelle à deux niveaux. D'abord, « aucune fille ne devrait être laissée pour compte, face au diktat du numérique. » En effet, le numérique offre les métiers de demain, les postes les mieux rémunérés et de véritables postes de pouvoir. Et des opportunités existent aussi pour les femmes. Or, le secteur du numérique reste très occupé par des hommes, tandis que les femmes sont nombreuses dans les métiers manuels qui vont disparaître avec le numérique. Pour Marie-Thérèse Abena Ondoa, la maîtrise du numérique est capitale pour faire émerger les femmes dans les sphères de pouvoir au sein des entreprises. « Les familles et les communautés doivent encourager les jeunes filles à embrasser les filières technologiques afin d'apporter leur savoir-faire à la construction de leur pays.

Second défi, la bonne utilisation du numérique. Sur ce point, le revers du monde virtuel est mis en exergue. « L'image de la fille camerounaise a été négativement associée ces derniers mois à des publications obscènes sur Internet, bafouant ainsi sa dignité et son intégrité morale », a regretté le Minproff. Par ailleurs, l'utilisation du numérique à des fins de rencontres amoureuses expose certaines filles à des cas d'atteinte à leur dignité ou à leurs droits fondamentaux. D'où un appel à l'utilisation responsable des réseaux sociaux.

Et aux parents, de contrôler, voire limiter leur utilisation. Une charte de protection de l'enfant en ligne est d'ailleurs en cours d'élaboration par le ministère des Postes et Télécommunications. Les situations telles que les crises socio-politiques et humanitaires dans les régions de l'Est, de l'Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest exposent également les filles. « Elles y paient le plus lourd tribut avec les violences sexuelles, l'esclavage déguisé, le trafic d'enfant, entre autres », a déploré le Minproff. En cette veille de la Coupe d'Afrique des Nations au Cameroun, Marie-Thérèse Abena Ondoa tire la sonnette d'alarme à l'égard des parents afin qu'ils assurent l'encadrement et la protection de leurs enfants avant, pendant et après cet événement sportif.

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