Congo-Kinshasa: Les officiers de police en guerre contre la criminalité transfrontalière

13 Octobre 2021

Les officiers de la police des pays membres de l'Organisation de Coopération des Chefs de Police de l'Afrique de l'Est, (EAPCCO) prennent part, à la 23ème Assemblée Générale Annuelle depuis hier, mardi 12 octobre 2021, à Kempisky fleuve Congo Hôtel.

Ouvertes sous les auspices du Commissaire général de la Police nationale congolaise, le général Amuli, ces assises organisées par l'EAPCCO a pour mission essentielle : réfléchir sur la prévention et la lutte contre toutes formes de criminalités transnationales et transfrontalières entre les États de l'Afrique de l'Est, y compris la République Démocratique du Congo. Ces assises prendront fin le jeudi 14 octobre 2021

Trois allocutions prononcées lors de la cérémonie inaugurale. La première est celle de la Police nationale congolaise, en la personne du Commissaire général Amuli, du président en exercice du comité permanant des coordinations, Camilus Wabuka ainsi que celle du chef de bureau régional d'Interpol pour l'Afrique de l'Est, Gédeon Kimilu.

Dans son adresse, le général Amuli a souligné que la tenue de cette 23ème assemblée générale ordinaire de l'EAPCCO s'inscrit dans un cadre particulier, car, elle réunit pour la première fois les différents chefs de la police assistés de leurs représentants de sous-commissions technique afin de passer en revue les différentes stratégies et actions à mettre en place dans la lutte contre la criminalité transnationale organisée dans le contexte de la pandémie du Covid 19.

Pendant 72 heures, les participants font faire une analyse approfondie des réalités spécifiques communes de leurs pays. Car, au sortir de ces travaux, ils doivent répondre aux questions pertinentes liées au fonctionnement des instances policières des États de l'Afrique de l'Est. Cette organisation régionale a une mission dévouée au meilleur fonctionnement de leurs services de polices. Raison pour laquelle, l'EAPCCO encourage ses États membres à établir des contacts permanents dans le cadre du partage des renseignements ; de la mutualisation des efforts pour combattre toutes les formes de criminalités transnationales, à savoir, la traite des êtres humains, le vol des véhicules, le vol des bétails, le trafic des armes légères et de petits calibres, la falsification des documents de voyage, le trafic des stupéfiants, etc...

Prenant la parole à son tour, le chef de bureau régional d'Interpol pour l'Afrique de l'Est, à Nairobi Gédeon Kimilu, a souligné la nécessité de mettre sur pied un cadre de réflexion efficace. Ceci fait appel à un devoir fraternel du partage d'expériences sur les crimes et la sécurité au niveau du continent. Ainsi, a-t-il renchéri, il est nécessaire d'avoir des discussions importantes sur l'avenir du continent. Car, l'Afrique demeure le continent le plus affecté par le terrorisme, d'où la nécessité de travailler en étroite collaboration au profit des Etats membre de l'EAPCCO..

Pour sa part, Camilus Wabuka, directeur des enquêtes criminelles de la Tanzanie, a fait savoir que durant ces trois jours, ils ont le devoir de réfléchir sur les questions spécifiques afin de combattre les crimes transnationaux et transfrontaliers sur le continent. Car, aujourd'hui, le continent est envahi par des guerres, le terrorisme, etc. Raison pour laquelle, la lutte contre le terrorisme est au centre des discussions surtout en cette période de la pandémie du Covid 19, qui ronge le continent africain.

Quid de l'EAPCCO

Poursuivant son intervention, le général Amuli a rappelé à l'assistance, les missions, les défis que les services de police de ladite région doivent relever.

Il sied de noter que cette structure regroupe les instances de la police de différents pays du continent, cependant, l'EAPCCO sert de cadre pour la coopération policière au niveau stratégique, opérationnelle et tactique entre les différents services de Police de l'Afrique de l'Est, et encourage la prévention de crimes. Cette structure régionale sert aussi de cadre pour la prévention de crimes ainsi que leur détection et la poursuite de leurs enquêtes judiciaires. Raison pour laquelle, elle dispose aussi d'un centre d'excellence à Khartoum qui sert à développer les capacités policières des États à travers des programmes de formation bien adaptées aux réalités dans le domaine de la police technique et scientifique.

Chose qui rencontre la vision principale qui cadre avec les idéaux cristallisés de l'Union Africaine dans le domaine de la coopération policière par la création en Algérie le 15 mai 2017 du Mécanisme africain de coopération policière. Car, les populations africaines sont victimes d'un fléau qui gangrène leurs Etats, à savoir le terrorisme, les troubles, etc. Dorcas NSOMUE MPIA

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