Congo-Kinshasa: Fairplay, vraiment?

A l'ouverture de la saison sportive 2021-2022, avant-hier, 12 octobre, le ministre des Sports a fixé l'opinion des dirigeants des fédérations sur les rendez-vous des douze prochains mois et bien au-delà : neuvièmes jeux de la Francophonie à Kinshasa, en République démocratique du Congo, l'année prochaine ; Jeux africains d'Accra, au Ghana, en 2023 ; Jeux olympiques de Paris, en France, en 2024. Pour être présents à ces rencontres de haut niveau, les athlètes congolais et leurs staffs techniques devraient, dès à présent, prendre la mesure de leurs responsabilités, a indiqué Hugues Ngouélondélé.

Le message du ministre des Sports signifie en substance que le gouvernement entend accompagner les fédérations dans la mise en œuvre des programmes de préparation des athlètes, de telle sorte que les résultats attendus soient à la dimension des moyens qui seront mis à leur disposition malgré la dureté des temps. Il ne sert à rien d'ajouter à ces annonces que les Congolais sont toujours suspendus aux exploits de leurs compatriotes engagés dans les compétitions internationales pour tous les types de sports que ces derniers pratiquent. Ils attendent d'eux un retour honorable sur les podiums du football, du handball, du cyclisme, du ndzango, des arts martiaux et disciplines associées.

De telles projections supposent que de leur côté, les fédérations sportives nationales se dotent d'instances dirigeantes capables de placer l'intérêt des disciplines qu'elles représentent au-dessus de leurs égos. Le contraire reviendrait à dire que toutes les dispositions que l'Etat aura prises en faveur du sport national dans sa globalité se réduiraient à alimenter les polémiques sans fin auxquelles nombre d'associations du secteur ont habitué les Congolais. Les athlètes eux-mêmes sont bien placés pour savoir que dans le métier que chacun d'eux a choisi d'exercer, le succès vient au bout de l'effort permanent dans un environnement où l'ordre ne doit pas faire défaut.

A quoi assiste-t-on dans les officines sportives du Congo ? A une levée d'intrigues qui déteignent négativement sur le fonctionnement des fédérations. Les judokas ont connu un long passage à vide depuis la crise éclatée en 2016 avant, heureusement, de se ressaisir il y a quelques semaines ; même chose pour les handballeurs, depuis, revenus au bon sentiment ; à la fédération d'athlétisme le feuilleton de la contradiction est toujours en cours à en juger par les prises de position de ses membres ; les professionnels du vélo quant à eux n'ont pas été épargnés par des élections à rebondissements ; chez les adeptes du Jujitsu, le torchon continue à bruler.

Ces troubles au sein des familles sportives tendent à montrer que beaucoup peinent encore à inscrire le fairplay au menu des belles valeurs qui président au dépassement de soi dans ce champ d'activités porté par la règle du partage.

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