Centrafrique: CPI - Clôture de l'audience de confirmation des charges dans l'affaire Mahamat Saïd Abdel Kani

Wikimedia Commons
Building de la CPI

Cet ancien commandant Séléka est soupçonné de crimes de guerre et crimes contre l'humanité en Centrafrique en 2013. Des faits qu'il aurait commis alors qu'il était successivement à la tête d'organismes de sécurité importants. Chacune des parties a repris une dernière fois la parole pour donner leurs arguments.

L'accusation a demandé à la Cour de valider les charges contre Mahamat Saïd Abdel Kani, une position partagée par la représentante des victimes. Au contraire, la défense d'Abdel Kani à appeler à ne pas confirmer les charges. Selon l'avocate : ce dossier met en avant des faits qui ne relèvent pas de juridictions pénales internationales. Elle a tenté de démontrer que les éléments présentés par l'accusation ne sont pas suffisants pour justifier que le dossier soit jugé.

Ancien commandant de la Séléka, Mahamat Saïd Abdel Kani aurait personnellement commis ces crimes ou les aurait ordonné ou encouragé selon le procureur de la CPI. Des faits commis à l'encontre de personnes favorables à l'ancien président François Bozize, chassé du pouvoir par la coalition armée. Le procureur a présenté cette semaine différents éléments, dont des photos du « trou ». La cellule qui se trouvait sous le bureau supposé d'Abdel Kani à l'époque, où une partie des faits auraient eu lieu.

La Cour dispose désormais de 60 jours pour rendre sa décision : confirmer les charges et ouvrir la voie à un procès, refuser de confirmer les charges et mettre un terme aux procédures contre Abdel Kani. Une troisième voie est aussi possible : ajourner l'audience et demander au Procureur d'apporter de nouvelles preuves ou de modifier les charges.

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