Afrique: ODAS - Une cinquantaine d'investisseurs a reçu des attestations d'accès au foncier

Alger — Le ministre de l'Agriculture et du Développement rural, Abdelhamid Hemdani a annoncé jeudi à Alger qu'une cinquantaine d'investisseurs a reçu des attestations d'accès au foncier auprès de l'Office de développement de l'agriculture industrielle en terres sahariennes (ODAS) pour la réalisation de leurs investissements structurants dans des cultures stratégiques.

S'exprimant sur les ondes de la radio nationale, M. Hemdani a indiqué que les services de l'ODAS ont examiné près de 200 dossiers émanant d'investisseurs potentiels, dont 70 s'avèrent être éligibles et une cinquantaine ont déjà entamé les travaux sur leurs parcelles d'une superficie qui dépasserait les 70 à 80 hectares.

Les Fonds du secteur, notamment le Fonds "Ettahadi" seront mis à la disposition des investisseurs, a souligné également le ministre.

Lançant un appel aux hommes d'affaires et investisseurs pour venir investir "en force", M. Hemdani a estimé que le résultat obtenu jusqu'à présent est "frileux" eu égard, selon lui, au premier portefeuille de 200.000 hectares mis à l'indicatif de l'ODAS et à toutes les facilitations accordées.

Parmi les mesures mises en place pour soutenir les investisseurs et faciliter l'accès au foncier agricole, le ministre a évoqué notamment la plateforme numérique, la création d'un guichet unique et les délais de traitement des dossiers, ainsi que la traçabilité dans l'examen des demandes.

"Toutes ces facilitations commencent à donner des résultats de l'aveu même des investisseurs. Nous avons reçu des opérateurs qui sont venus des Etats Unis et des Algériens vivant à l'étranger qui ont eu à accéder à leurs assiettes foncières pour réaliser leurs projets en Algérie à travers la plateforme numérique. Ils ont eu leurs attestations au bout d'un mois. C'est une avancée", a fait savoir M. Hemdani.

"Si nous arrivons à mettre en valeur 500.000 hectares dans les six ans à venir, nous réaliserons les objectifs fixés dans notre feuille de route sectorielle", a-t-il soutenu, assurant en outre que les moyens hydriques sont disponibles pour développer les cultures stratégiques escomptées telles que les céréales et les oléagineux.

Hausse des prix de certains produits alimentaires: la spéculation pointée du doigt

Répondant à une question sur la hausse des prix de certains produits agricoles, à l'exemple de la pomme de terre, le ministre de l'Agriculture a pointé du doigt le phénomène de la spéculation qui a, selon lui, "des objectifs inavoués et des objectifs de déstabilisation de l'ordre public".

Relevant que ce phénomène est "tout à fait bizarre et nouveau", le ministre a précisé que la commission ministérielle mixte installée en collaboration avec le département du Commerce a fait état de l'existence de "stocks illicites" en dehors des circuits officiels de régulation et des stocks privés partenaires des pouvoirs publics.

Selon le ministre, la sécheresse enregistrée cette année n'a impacté les productions agricoles qu'autour de 5 à 6% et ne pouvait pas induire une augmentation de prix des produits agricoles.

Pour preuve, il a cité la production de la pomme de terre, de l'ordre de 5 millions de tonnes, "qui est excédentaire"."C'est un produit phare et stratégique. On (les spéculateurs) touche réellement des produits qui ont un poids et qui pourraient être l'objet de déstabilisation", a-t-il souligné.

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