Sénégal: Plaidoyer pour la prise en compte des jeunes sur les listes électorales

Dakar — Les membres du consortium Bruits de tambours, une campagne de communication multimédia cherchant à promouvoir une démocratie participative et inclusive au Sénégal, ont appelé vendredi les partis et mouvements politiques prenant part aux élections locales de janvier prochain à réserver un quota de 30 % au moins aux jeunes.

"Nous, membres du consortium Bruits de tambours, composé de l'ONG RAES, du Réseau Siggil Jigeen, de l'ONG 3D et d'Equipop, plaidons la prise en compte des jeunes sur vos listes électorales, avec un quota de 30 % aux jeunes de 18 ans au moins et de 35 ans au plus", a déclaré Oumy Ngom lors d'une conférence de presse.

Le consortium souhaite, selon Mme Ngom, chargée des projets du Réseau Siggil Jigeen, que ce quota respecte les exigences et les objectifs liés à la parité hommes/femmes.

Il appelle à favoriser un meilleur positionnement des jeunes sur les listes des candidats aux élections locales, gage d'une bonne représentativité dans les conseils municipaux et départementaux.

"La population sénégalaise est relativement jeune, elle constitue un moteur de développement et a besoin d'être orientée, mais il se pose un problème, la non-implication [des jeunes] dans la prise des décisions", a pour sa part déploré le coordinateur du projet "Bruits de tambours" à l'ONG RAES, Babacar Dièye.

Si l'inclusion des jeunes dans la vie politique renforce la démocratie, force est cependant de constater leur "exclusion, sous prétexte de manque d'expérience", a-t-il signalé.

Et même si beaucoup de jeunes sont aujourd'hui engagés en politique, il n'en demeure pas moins qu"'il faut les accompagner en votant des lois garantissant leur participation effective".

Racky Jayne Keita, chargée du projet "Bruits de tambours" de l'ONG 3D, insiste surtout sur la représentativité des jeunes femmes sur les listes électorales.

"Nous savons tous que les listes sont sur le point d'être achevées. Nous lançons un appel à tous les dirigeants des partis politiques à tenir compte des jeunes, surtout les femmes dans ce processus", a-t-elle lancé.

"Nous sommes à la veille des élections locales décisives pour la nation, mais les jeunes partent en situation de faiblesse" à ce scrutin, a souligné le professeur Ngouda Mboup, enseignant-chercheur à l'université Cheikh-Anta-Diop.

Il a insisté sur la nécessité d'une charte pouvant garantir le respect du quota des jeunes sur les listes des candidats.

Il faut, par le plaidoyer, inciter les dirigeants à associer le plus grand nombre de jeunes, selon M. Mboup.

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