Madagascar: Premiers soins - L'état officialise son engagement

L'acte officialisant la mise du fonds d'urgence sanitaire a été signé, hier. Ce fonds servira à financer la gratuité des premiers soins au niveau des services d'urgence des hôpitaux publics.

Rétablir la justice sociale et l'équité sanitaire d'urgence pour tous. Ce sont les objectifs de la mise en place du fonds d'urgence sanitaire, selon Andry Rajoelina, président de la République.

Le Chef de l'État a annoncé la gratuité des premiers soins dans les services d'urgence des hôpitaux publics, mardi, durant la cérémonie de célébration du 130ème anniversaire du Centre hospitalier de Soavinandriana. Comme l'a indiqué, ce jourlà, une cérémonie officialisant l'engagement de l'État dans la mise en place du fonds d'urgence sanitaire s'est tenue, hier, au palais d'État d'Ambohitsorohitra.

Le fonds d'urgence sanitaire servira à financer la gratuité des premiers soins auprès des hôpitaux publics. Selon le professeur Zely Arivelo Randriamanantany, ministre de la Santé publique, cette prise en charge des premiers soins d'urgence se traduira par la mise à disposition de chaque hôpital de kits d'urgence. «Les composantes des kits d'urgence seront décidées par chaque établissement hospitalier, suivant les cas d'urgence qu'ils prennent en charge les plus fréquemment», explique le membre du gouvernement.

Réponse à une urgence sociale

Durant la cérémonie d'hier, à Ambohitsorohitra, le président de la République a donné des précisions sur les établissements hospitaliers qui bénéficieront de ce fonds d'urgence sanitaire. Il s'agit des seize Centres hospitaliers de référence régionale (CHRR), des quatre-vingt-dix-neuf Centres hospitaliers de référence de district (CHRD), et des vingt-deux Centres hospitaliers universitaires (CHU). En somme, tous les hôpitaux en seront les bénéficiaires.

«La santé est précieuse», déclare Andry Rajoelina, dans une traduction libre d'un adage malgache. Il affirme, par ailleurs, que la mise en place de ce fonds d'urgence sanitaire «répond à une réelle urgence sociale». Reprenant une partie de son discours prononcé au Centre hospitalier de Soavinandriana, le Chef de l'État a, une nouvelle fois, déploré, hier, que «des patients qui n'ont pas les moyens financiers ou qui devraient attendre leur famille pour payer leurs soins sont obligés d'attendre avant d'être pris en charge. Une attente qui risquerait de leur coûter la vie».

Des Partenaires techniques et financiers (PTF), de la Grande île, ont été invités à la cérémonie d'hier. S'adressant particulièrement à eux, le locataire du palais d'État d'Ambohitsorohitra a présenté la mise en place du fonds sanitaire comme la traduction en acte de la volonté étatique de «prioriser l'amélioration de l'accès aux soins médicaux, et des services de santé de qualité». Il s'agit, du reste, d'un des points des Velirano du président Rajoelina.

«C'est une composante essentielle d'un développement harmonieux et durable d'un pays. La santé de la population est une de mes préoccupations et priorités (... ) la mise en place d'une politique de santé plus juste, plus équitable et au plus proche de la population est une priorité que nous nous sommes fixés», assure le président de la République. Mardi, par ailleurs, il a donné comme consigne que plus personne ne doit être refoulée ou laissée pour compte dans les services d'urgence des hôpitaux publics, puisqu'ils n'ont pas les moyens de payer les soins.

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