Tchad: Le pays accueille le championnat de lutte africaine

Au Tchad, la lutte traditionnelle - sans frappe - est un pilier de la culture tchadienne mais elle reste peu connue en comparaison à la lutte sénégalaise, véritable sport national. Depuis deux ans, la Fédération de lutte du Tchad tente de relancer ce sport ancestral et de le populariser. Le pari est réussi pour cette saison 2021. Ndjamena a accueilli le championnat national de lutte africaine. Les spectateurs étaient au rendez-vous.

La lutte traditionnelle, sans frappe, est un pilier de la culture tchadienne. L'appel des tambours résonne dans le stade du 10-Octobre. Des centaines de jeunes et moins jeunes sont installés autour de l'arène. Des cris pour encourager l'un des lutteurs favoris : Idriss Bisseina, regard perçant et peau de chèvre noué à la taille. Il représente la province du Mayo Kebbi-Est dans la catégorie des plus de 100 kilos.

À peine deux minutes de lutte, et c'est la victoire : « J'ai profité de la faiblesse de mon adversaire. Je lui ai pris le pied et je n'ai plus lâché pour qu'il tombe. J'ai appris ça aux entraînements et aussi depuis tout petit, avec mes frères ».

Au Mayo Kebbi Est, la lutte fait partie du quotidien, explique Adoum Djouba Bousseina, entraîneur : « Nos lutteurs, on les prépare, on les nourrit bien. Avec des bœufs au pâturage, ils ne prennent que du lait. A chaque fois, on les entraîne. » Pour ce championnat national, sept provinces sont représentées sur les vingt-trois que compte le Tchad.

« Les 7 provinces sont d'abord des foyers de lutte africaine où la lutte est pratiquée, depuis la nuit des temps. Au-delà de l'aspect sportif, c'est également culturel et c'est dans nos us et coutumes », explique Baba Ahmat Baba, président de la Fédération tchadienne de lutte.

Les ligues provinciales de lutte aimeraient plus de soutien pour prendre en charge les lutteurs et les entraîner davantage aux compétitions internationales.

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