Afrique: Présidentielle au Cap-Vert - Qui pour succéder à Jorge Carlos Fonseca?

José Maria Neves, dimanche soir 17 octobre à son siège de campagne, promet d'être un président «qui unit et qui protège».

Quelque 400 000 électeurs sont appelés aux urnes. Sept candidats sont en lice, un record. Parmi eux, deux anciens Premiers ministres issus des principaux partis qui dominent la vie politique : Carlos Veiga du Mouvement pour la démocratie (MPD, libéral), et José Maria Neves du PAIGC, ancien parti unique.

Affiches, caravanes, rassemblements, toujours en musique, évidemment... La campagne s'est déroulée sans incident majeur, et dans une certaine ferveur, malgré les pouvoirs limités du président.

Avec un rôle d'arbitre, le chef de l'État est le garant de l'unité de la Nation. Il représente le pays à l'étranger et peut exercer un droit de veto à l'Assemblée, aujourd'hui dominée par le MPD après les législatives d'avril. Dans ce système semi-parlementaire, le pouvoir exécutif revient au gouvernement. Le Cap-Vert n'a connu jusqu'ici qu'une seule cohabitation, entre 2011 et 2016.

« Maturité politique »

L'élection intervient dans un contexte de crise sanitaire qui a dévasté l'économie du pays, très dépendante de l'extérieur. La configuration géographique de l'archipel est en soit un défi logistique, avec des électeurs dans neuf îles, sans compter ceux de l'importante diaspora, qui représente 14% des inscrits, dans 21 pays.

Mais le Cap-Vert est habitué des scrutins apaisés. Une « maturité politique » saluée par la mission d'observation de la Cédéao qui déploie 71 personnes ce dimanche. L'Union africaine, de son côté, a dépêché 30 observateurs.

Si aucun des candidats ne remporte plus de 50% des voix, un second tour sera organisé le 31 octobre. L'ouverture des bureaux de vote est prévu à 7h locales (TU-1), jusqu'à 18 heures.

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