Madagascar: Présidentielle - Le parti AVI pose ses conditions pour 2023

«Nous n'allons pas présenter un candidat en 2023". Norbert Lala Ratsirahonana, président national du parti «Asa vita no ifampitsarana» (AVI), a été formel s'agissant de l'élection présidentielle de 2023. À l'issue d'une réunion politique, à Ambositra, samedi, il a ajouté, néanmoins, que sa formation politique compte bien soutenir un candidat.

Le parti AVI est membre de la coalition présidentielle «Isika rehetra miaraka amin'i Andry Rajoelina" (AVI). À s'en tenir aux mots de son président national, cependant, il n'est pas encore acquis que les Jaunes et bleus renouvellent leur soutien au chef de l'État, dans l'optique d'une course pour un second mandat. Les propos de Norbert Lala Ratsirahonana, à Ambositra, trahissent une envie de changer d'air politique.

"Nous allons faire une évaluation de la politique du pouvoir avant de décider si nous allons renouveler notre soutien ou non", déclare l'ancien chef d'État. Il ajoute que le parti AVI compte faire le tour des candidats en lice à la prochaine élection présidentielle avant de prendre sa décision. "Nous allons présenter notre programme politique aux candidats. Nous allons voir qui acceptera de l'appliquer, ou du moins une partie. Nous n'allons pas exiger qu'il soit pris en compte intégralement. Même une partie nous ira", indique-t-il.

Les ténors de l'AVI ont démarré une tournée politique dans les régions où ils estiment avoir eu une bonne côte, en se basant sur les dernières élections locales. Sans ambages, ils affirment que cette reprise d'activité est pour réveiller la base politique du parti en vue de l'élection présidentielle de 2023.

Dès le premier rendez-vous à Antsirabe, le 5 septembre, puis à Morondava, le 7 septembre, les Jaunes et bleu ont martelé qu'ils sont la seule formation politique membre de l'IRD à ne pas être représentée au sein du gouvernement. "L'AVI ne manque pas de juristes. Les médecins se ramassent à la pèle, également, au sein du parti", a lancé avec une note d'amertume, Norbert Lala Ratsirahonana, à Ambositra. Le fait de ne pas avoir de siège au sein du gouvernement reste, visiblement, en travers de la gorge des Jaunes et bleus.

Les cadors du parti sondent déjà différents courants depuis quelque temps. Il y a, par exemple, Jean Jacques Rabenirina, vice-président de l'Assemblée nationale, élu sous les couleurs de l'IRD, qui ne cache pas ses affinités avec Siteny Randrianasoloniaiko, qu'un courant de l'arène prédit comme un candidat potentiel à la prochaine échéance présidentielle.

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