Ethiopie: Le gouvernement reconnait avoir bombardé Mekele, capitale de la province du Tigré

Une femme amène son enfant à une clinique à Wajirat dans le sud du Tigré, en Ethiopie, pour vérifier son état de malnutrition (photo d'archives).

Au moins trois morts dans des bombardements à Mekele, la capitale de la province du Tigré, en Éthiopie. La région est le théâtre d'une guerre entre le gouvernement d'Abiy Ahmed et les rebelles tigréens, depuis presque un an.

Alors que les combats ont repris violemment depuis dix jours, le gouvernement a pour la première fois procédé à des raids aériens sur Mekele ce lundi 18 octobre.

Au moins deux frappes aériennes ont été rapportées, ce lundi matin, par des humanitaires et des médecins de la ville. La première, en bordure de Mekele, a visé une cimenterie. La seconde, en plein cœur de la ville, a ciblé un hôtel parfois utilisé comme quartier général par les leaders des rebelles tigréens du TPLF.

Si le principal hôpital de la ville a recensé trois morts, pour l'instant, c'est surtout le symbole d'un bombardement en zone urbaine qui choque.

« C'est un mensonge total »

De son coté, Addis-Abeba s'est quelque peu emmêlé les pinceaux. « C'est un mensonge total », a d'abord déclaré un porte-parole gouvernemental. Puis dans la soirée, l'agence de presse du gouvernement a fini par reconnaitre les frappes, mais a assuré avoir visé des infrastructures de télécommunications et non des populations civiles.

À New York, les Nations unies s'inquiètent. Son secrétaire général, Antonio Guterres, a qualifié d'alarmantes les informations sur ces frappes aériennes.

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