Afrique: Covid-19 - Aux Comores, un passe sanitaire qui ne dit pas son nom

Aux Comores alors que depuis ce lundi 18 octobre, la preuve de vaccination est obligatoire pour avoir le droit d'entrer dans les institutions publiques, le porte-parole du gouvernement a annoncé hier mercredi en sortie de conseil des ministres qu'il ne s'agissait pourtant pas d'un passe sanitaire. Le sésame qui ne dit pas son nom est dorénavant exigé pour les visiteurs comme pour les membres du personnel.

Les aéroports, les hôpitaux, les tribunaux et même les écoles ont décidé tous en même temps de coordonner l'exigence du vaccin ou d'un test PCR de 72h maximum pour tout leur personnel et visiteurs.

A ce jour, 28% de la population a reçu au moins une première dose de vaccin. L'argument avancé ne concerne pas l'immunité collective. Afin de motiver la population, le porte-parole du gouvernement a rappelé que c'était la condition indispensable pour espérer la reprise des grandes cérémonies de mariages.

Malgré les nouvelles doses disponibles depuis fin septembre, la courbe des vaccinations remonte trop lentement au goût des autorités. Houmed M'saïdié, le porte-parole du gouvernement, interrogé en sortie de conseil des ministres sur la légalité d'une telle contrainte, a expliqué : « on n'a pas besoin d'en discuter avec des juristes ni de voter une loi à l'Assemblée puisqu'il ne s'agit pas d'un passe sanitaire national mais uniquement d'un règlement que chaque institution a souhaité mettre en place pour se protéger et elle en a le droit ».

Les Comores, bien que classés en zone verte, vivent toujours au rythme d'un couvre-feu.

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