Afrique: Village du FESPACO - Effervescence !

De jour comme de nuit, le site grouille de monde, attiré particulièrement par les à-côtés festifs.

Avant d'entamer l'intersection qui mène au siège du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), une barrière est installée. Trois à quatre policiers sont en faction. Leur rôle, orienter les piétons et les propriétaires de véhicules. Seules les voitures avec macarons du Fespaco peuvent passer par là. A défaut, on descend de son véhicule pour continuer le trajet à pied.

Le rituel est le même pour les Africains de tous horizons, les Occidentaux aussi. Toutes les personnes qui entrent dans la chaîne de production d'un film ne sont pas en reste : réalisateur, producteur, metteur en scène, acteur, actrice, figurants. Eh oui, crise sanitaire oblige, il est important de prendre de nombreuses précautions. Y compris sur le plan sécuritaire.

Comme la majorité des infrastructures de la capitale burkinabè, le siège du Fespaco est bâti au milieu d'une immense cour. C'est là que se déploient les milliers de festivaliers qui franchissent le seuil du village. En journée comme en soirée, la musique au volume amplifié est toujours de mise. Leur attraction principale, ces stands entourant le bâtiment construit en forme circulaire. Le village du Fespaco, c'est un peu un fourre-tout. Ici, les marchands proposent tout ce qui relève de la culture du pays des hommes intègres : des robes, des pagnes, des chemises, des éventails, des babouches, des bracelets, etc.

Cette foire de produits locaux fait la part belle aux coins « gastronomie ». Ici, difficile de manger les plats traditionnels comme le thoh, le couscous local, à la sauce graine. On y trouve plutôt des mets communs, comme du riz à la sauce tomate. Du poulet aux frites. Ou encore du poisson. En boissons, le bissap a toujours pignon sur rue. On peut découvrir le tamarin ou le pin de singes, plus connu sous le nom de jus de baobab. Voilà de quoi dépanner ceux qui peuvent avoir un creux.

Loin de cette cohue, des activités de réflexion se déroulent. Les visiteurs sont conviés notamment au Marché international du cinéma africain (Mica), mais aussi à une exposition retraçant l'évolution technologique du cinéma. Avec leurs enfants, les parents découvrent émerveillés une table de roulement et de visionnage de bande de 16 ou de 35 millimètres utilisées aux premières heures du 7e art.

« Une très bonne idée », se réjouit un père de famille venu avec ses deux enfants. L'administration du Fespaco reste active au milieu de cette ambiance festive. Dans le hall, des backups et autres affiches de films sont mis en exergue. Ainsi que l'affiche officielle du Festival. Devant chaque porte, un autocollant est fixé afin de guider les visiteurs. C'est dire qu'à Ouagadougou, la fête du cinéma se vit à 100 à l'heure !

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