Cameroun: Santé - Le syndrome de la ménopause précoce expliqué

A moins de 40 ans, nombreuses sont les femmes qui ont du mal à surmonter ce bouleversement hormonal brusque.

Quand « elles ne voient plus la lune », le quotidien des femmes, notamment des moins de 40 ans, s'assimile à un véritable calvaire. Entre sautes d'humeur, fatigue, bouffée de chaleur intermittente, sueurs et trouble du cycle menstruel, Josiane T., découvre, perplexe, qu'elle subit un début de ménopause à 32 ans. « Je n'arrive toujours pas à y croire. Je n'ai toujours pas d'enfant. Et mon rêve était d'accoucher à partir de 30 ans. Maintenant que je suis en pleine ménopause comment vais-je faire pour concevoir », se lamente l'enseignante.

Comme Josiane T., nombreuses sont les femmes de moins de 40 ans qui subissent la ménopause précoce. Cette période marquée par l'arrêt définitif des menstruations s'avère pénible pour les victimes. Entre bouleversement hormonal, troubles comportementaux et physiologiques, elles ont dû mal à surmonter cette étape pourtant jugée inévitable. Clotilde Crescence y a été confrontée à 35 ans avec de nombreux désagréments dans son foyer. « J'ai tellement eu des problèmes avec mon époux au début de ma ménopause. Je ne parvenais plus à le satisfaire sexuellement. Je devenais de plus en plus frigide et sèche. Puis, je commençais à oublier des choses, qu'il s'agisse d'une tâche ou de la date d'un évènement. Cette période était l'un des pires moments de ma vie », confie la mère de trois enfants, âgée aujourd'hui de 38 ans.

Si la ménopause normale survient autour de 52 ans, Dr Etienne Belinga associe ces « cas particuliers » à une insuffisance ovarienne précoce et prématurée. « Ce problème peut être génétique. La victime peut l'avoir hérité de ses parents. Ou alors, peut avoir souffert de l'endométriose, pathologie qui provoque une production des menstrues en dehors de l'utérus et détruit la réserve ovarienne.

Nous pouvons aussi évoquer des cas de grossesses extra-utérines mal traitées et qui peuvent altérer la fonction ovarienne », détaille le gynécologue obstétricien en service au Centre hospitalier de recherche et d'application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine de Yaoundé (CHRACERH). L'enseignant à la Faculté de médecine et des sciences biomédicales de l'Université de Yaoundé I évoque également les effets secondaires de certains traitements. Notamment, la chimiothérapie, les chirurgies faites au niveau des ovaires et les torsions d'organes pouvant entraîner la mort de l'ovaire.

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