Cameroun: Dégradation du couvert forestier - Le pays garde le contrôle

L'état de la déforestation de la période allant de 2000 à 2017 a été présenté au public hier à Yaoundé.

Les forêts sont très importantes en matière de séquestration de gaz à effet de serre. Au moment où la 26e Conférence sur les changements climatiques approche à grands pas, le Cameroun a des ambitions nouvelles exprimées à travers sa contribution déterminée au niveau national (CDN) qui a été révisée à la hausse. Notamment à 35% de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Il était opportun pour le Cameroun de produire l'Atlas des pertes du couvert forestier. Ce document a été présenté au public hier, mercredi 20 octobre 2021 à Yaoundé, par l'Observatoire national sur les changements climatiques (ONACC). La cérémonie était co-présidée par le ministre de l'Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable (Minepded), Hele Pierre et le ministre des Forêts et de la Faune (Minfof), Jules Doret Ndongo, en présence des représentants de l'ambassade des Etats-Unis et du Haut-Commissariat du Canada au Cameroun.

En gros, on note une tendance à l'augmentation des pertes du couvert forestier pour la période allant de 2000 à 2017 ; les taux de déforestation annuels de 0,3% pour la période allant de 2000 à 2015 et 0,4% pour la période de 2015 à 2017. La dynamique des pertes du couvert forestier à l'échelle des régions montre que la région du Nord est celle ayant enregistré le plus de pertes entre 2000 et 2017, soit 496 457 hectares pour un taux de déforestation de 1,9%.

Elle est suivie par les régions de l'Extrême-Nord, soit 20 092 hectares pour un taux de 1,1% ; du Littoral avec 12 144 hectares pour un taux de 0,5% ; et du Centre qui a perdu 251 895 hectares de ses forêts soit un taux de 0,3%. La région de l'Ouest est celle qui enregistre le moins de pertes, soit 75 hectares de terres forestières pour un taux de 0,1%.

Il faut dire que cet Atlas constitue une base de données solide et fiable pour répondre aux exigences de suivi des engagements du Cameroun par rapport à la CDN et à la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) en matière de surveillance du carbone dans le secteur forestier. Pour le directeur général de l'ONACC, le Pr Joseph Armathée Amougou, ce document de 80 pages élaboré par ses services constitue l'aboutissement d'un travail collectif considérable entrepris depuis 2020, par des renforcements de capacités du personnel de la structure grâce au concours du service forestier américain et de l'Université de Maryland.

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