Afrique: Bénin - Accès gratuit aux soins pour les malades de la Covid-19

communiqué de presse

Alladabénin, Le — Le visage couvert d'un masque chirurgical, Martin T franchit le seuil de la zone rouge des malades de la COVID-19 d'un pas encore faible. Il est soulagé de pouvoir profiter à nouveau de l'air libre et contempler la beauté du paysage après avoir passé une dizaine de jours en soins intensifs au centre de traitement des épidémies d'Allada, à 50 km au nord de Cotonou. Ses deux sacs contenant ses affaires sont désinfectés une dernière fois. À ses côtés, quatre agents de santé, dont le coordonnateur du centre, lui rappelle une dernière fois les gestes barrières. Ultime étape à laquelle Martin acquiesce avant de téléphoner à sa petite amie pour organiser son retour à Cotonou.

« J'ai vécu plus qu'un cauchemar. Cela a été très dur mais je salue le corps médical qui m'a administré des soins de qualité ». Ce sexagénaire est convaincu qu'il doit sa guérison à la réactivité et la disponibilité des médecins et à la qualité du traitement qu'il a reçu.

Au Bénin, , financé par la Banque mondiale par le biais de l'Association internationale de développement.

La victoire au bout du tunnel

Centre de référence au plan national, le centre de traitement des épidémies d'Allada joue un rôle de premier plan dans la stratégie de riposte mise en place par les autorités béninoises. Au 15 octobre 2021, plus de 1500 malades y ont été hospitalisés dont 900 cas graves passés par l'unité de soins intensifs et de réanimation. Ces chiffres ne prennent pas en compte les centaines de patients isolés, traités et suivis à domicile.

Tous les cas sont différents et les témoignages émouvants. Après deux semaines de soins, Cheik. G., imam d'une mosquée dans la banlieue nord de Cotonou est sorti indemne et a repris les prêches. « Le coronavirus n'est pas une utopie. Elle n'est pas non plus une fatalité. Grâce à Allah, et aux médecins d'Allada, je suis revenu à la vie », témoigne-t-il.

Ginette Z., commerçante, guérie du virus pense avoir eu la vie sauve grâce à son admission rapide au centre.

Chaque guérison est un moment de célébration pour le personnel soignant que la pandémie n'a pas épargné. « À l'annonce des résultats de mon test, j'ai reçu un choc », confie Isidore Lokonon, chef du service des soins infirmiers au service d'aide médicale d'urgence (Samu-Bénin). « J'ai retrouvé aussitôt ma sérénité, parce que j'étais convaincu que le Bénin était bien équipé pour faire face à la COVID-19 et que je m'en sortirai ».

« J'ai vécu plus qu'un cauchemar. Cela a été très dur mais je salue le corps médical qui m'a administré des soins de qualité. »

Martin T guéri de la COVID-19 grâce à sa prise en charge au centre de traitement des épidémies d'Allada, au Bénin.

MULTIMÉDIA

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19 oct. 2021

En première ligne contre la COVID-19 au Bénin

Au Bénin, les professionnels de santé ont été les acteurs principaux de la lutte contre la COVID-19. La formation du personnel de santé et du service médical d'urgence, et la mise en place de 80 équipes d'intervention rapide ont joué un rôle clé dans la riposte contre la pandémie. Grâce au projet de renforcement des systèmes régionaux de surveillance des maladies (REDISSE) de la Banque mondiale, le Bénin a pu rattraper plus 20 ans de retard dans la surveillance et le dépistage épidémiologiques.

L'appui à la réponse sanitaire

La Banque mondiale a fourni un peu plus de 42 millions de dollars pour financer la riposte sanitaire d'urgence contre le coronavirus au Bénin. Cet appui a permis d'aider le pays à s'équiper en caméras thermiques et en bornes de lavage des mains sur 15 sites de surveillance à l'aéroport, au port et aux postes frontaliers du pays. Il a aussi servi à la construction, l'aménagement et l'équipement de cinq centres de traitement. Le projet a enfin contribué à la mise en fonction de 13 laboratoires dont un mobile et 89 centres de dépistage par l'acquisition de matériel et équipements, à l'achat d'équipement de protection individuelle pour les agents de santé ainsi que l'acquisition de neuf ambulances médicalisées pour le transport sécurisé des cas critiques de COVID-19.

« Le projet nous a doté d'une unité de soins intensifs et de réanimation et fourni des intrants et équipements médicaux », explique Rodrigue Grace Glèlè Aho, coordonnateur du centre pour qui la constance et la régularité du soutien apporté par le projet ont été déterminantes dans la riposte. « Nous avons pu augmenter notre capacité d'accueil des patients et surtout assurer la prise en charge du personnel soignant. »

Le projet a également financé la mise en œuvre de la campagne nationale de communication et de sensibilisation pour limiter la propagation du virus, ainsi que la prise en charge du personnel sanitaire dans trois centres de traitement, dix laboratoires, au Samu, au port et à l'aéroport de Cotonou.

Au-delà des infrastructures médicales, le projet a financé la fourniture de masques aux élèves et aux enseignants des établissements scolaires.

Accélérer la vaccination pour une meilleure maîtrise de la pandémie

Afin de garantir aux pays africains un accès équitable aux vaccins contre la COVID-19, la Banque mondiale finance également l'achat d'un million de doses de vaccins via les mécanismes AVAT (African Vaccines Acquisition Trust) et COVAX (COVID-19 Vaccines Global Access), un partenariat d'institutions africaines mobilisées pour fournir des vaccins aux Africains. . La Banque mondiale appuie également les activités de logistiques et d'achat de matériel et équipement de la chaîne du froid, de formation et de communication de risque et d'engagement communautaire liées à la campagne nationale de vaccination. Cela comprend la formation et la prise en charge des agents vaccinateurs, des relais communautaires, des volontaires et des superviseurs, l'appui à l'homologation avant introduction des vaccins, l'acquisition de véhicules réfrigérés, de chambres froides, de congélateurs, de trois incinérateurs et autres matériels de gestion des déchets liés à la vaccination.

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