Congo-Brazzaville: Environnement - 64% des Congolais constatent les effets climatiques

Le changement climatique au Congo est caractérisé, entre autres, par des changements du cycle des saisons, le dérèglement des eaux du fleuve, les inondations, l'assèchement des puits d'eau.

La présentation des résultats de la phase qualitative et quantitative de l'étude sur l'action climatique, réalisée au Congo par Florence De Bigault, directrice générale d'Opinion Way pour l'Afrique sub-saharienne, indique que 47% des jeunes ont un sentiment d'injustice climatique, par contre les agriculteurs s'estiment plus exposés. Les responsables de cette dégradation du climat, dit l'enquête, sont à la fois les grands pays riches, mais aussi notre responsabilité, le fait que le Congolais lambda a des modes de vie qui contribuent également à cette dégradation.

« Il faudrait que nos gestes quotidiens soient de plus en plus environnementaux. Il faudrait faire une campagne de sensibilisation de proximité, démocratiser l'information au niveau de la population la plus modeste », précisent les enquêteurs.

Toutefois, les Congolais veulent être co-auteurs des actions à mettre en place sur le changement climatique dont 53% qui s'estiment déjà engagés personnellement dans la lutte contre les efforts du changement climatique. Les auteurs de l'enquête soulignent, enfin, que les Congolais ont l'impression que le gouvernement fait de grandes choses, mais elles ne s'appliquent pas sur le terrain.

Pour la présidente du Conseil économique, social et environnemental, Emilienne Raoul, chacun des Congolais a la lourde charge de protéger l'environnement. Aussi le président de la République invite-t-il, a-t-elle souligné, à mettre en œuvre des actions concrètes de protection de l'environnement qui soient compatibles avec l'efficacité économique et l'équité sociale. « Le développement humain intégral en dépend », a-t-elle signifié.

Intervenant lors de l'atelier, la ministre en charge de l'Environnement, Arlette Soudan-Nonault, a indiqué que pendant la cop 21 de Paris, le Congo avait l'ambition de réduire ses émissions de CO2 de 48% en 2025, et de 54% en 2035.

A noter que les résultats de ce sondage d'opinion ont été publiés à l'occasion d'un atelier de restitution initié par l'Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires d'Afrique (Ucesa), sur le thème "Perception de la population congolaise sur le dérèglement climatique". Cette institution regroupe les conseils économiques et sociaux et environnementaux (CESE) des pays africains. Elle a son siège dans le pays qui en assure la présidence et actuellement, c'est le Maroc pour une durée de trois ans. Le Maroc était représenté par Moncef Ziani, membre du bureau du CESE du Maroc et de groupe de travail de l'Ucesa.

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