Afrique: Fermeture de la mine d'uranium d'Arlit au Niger - Orano n'a pas tenu ses promesses

Au Niger, la société civile d'Arlit, ville minière du nord du pays, a rendu publique, samedi 23 octobre, une déclaration qui accuse le géant miner français Orano (ex-Areva) de ne pas avoir tenu plusieurs de ses promesses au moment de la fermeture, le 31 mars dernier, de la mine d'uranium d'Akouta, propriété de la Cominak (Compagnie minière d'Akouta) qui est une de ses filiales.

La société aurait inondé précipitamment les 650 km de galeries souterraines en y enfouissant des engins valant des milliards de FCFA. Quant au volet social, très peu a été fait. Le président de la coordination de la société civile d'Arlit, Almoustapha Alhacen, tire la sonnette d'alarme.

« La fermeture, dit-il, ils l'ont faite à la hâte en profitant des élections. Ils l'ont fermée en laissant des engins au fond de la mine, en ne mettant aucun dispositif de surveillance normale autour de la mine et sans faire participer les Nigériens à la fermeture pour comprendre au moins comment cela s'est passé. »

« Trois risques »

« Il y a donc trois risques dans cette affaire, continue Almoustapha Alhacen. D'abord, on n'est pas d'accord avec les engins qui sont enterrés. Il y a des risques de contamination de la nappe par les huiles qui sont à l'intérieur et bien sûr la radiation. Il y a aussi les risques de débordement en surface. »

« Concernant les bouches d'aération, il y en a trois qui se sont déjà effondrées, précise le président de la coordination de la société civile d'Arlit, avant d'ajouter: Orano, ce sont des menteurs. Ils ont promis d'aider les jardiniers, ce qu'ils n'ont pas fait. Ils ont promis d'aider les entreprises locales. Ils ne l'ont pas fait. Ils ont dit qu'ils aideraient la population dans le cadre sanitaire et les travailleurs. Ils n'ont pas l'intention de le faire. En dehors de la prime qu'ils ont donnée aux anciens travailleurs directs de Cominak, il n'y a rien, dans les promesses qu'ils ont faites, qui ait été réalisé de nos jours, absolument rien », s'insurge-t-il.

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