Algérie: Le pays isolé et esseulée face au flux de soutien et de reconnaissance internationaux de la légitimité de la cause marocaine

Dans une ultime tentative de maintenir le statu quo au Sahara marocain,Alger rejette le format des tables rondes

Quand on se hasarde dans une comparaison fortuite entre les positions diplomatiques et géostratégiques marocaine et algérienne, diamétralement opposées quant à la question du Sahara marocain qui n'en est une, somme toute, que dans l'esprit des dirigeants politico-militaires de l'Algérie, on s'aperçoit aussitôt que l'on est en train de s'embrouiller dans un jeu stérile et complètement déraisonné et qu'à juste raison, on ne peut comparer les incomparables.

Il s'agit en l'occurrence, côté marocain, d'une position de légitimité historique, de légalité internationale et de droit avéré, acquis et reconnu et, côté algérien, de stratagèmes puisant leurs ingrédients dans un passé idéologique désuet et se fondant sur des visées farfelues, obscures et douteuses.

En effet, alors que les instances de l'organisation des Nations unies, toutes confondues, à savoir le secrétaire général, le Conseil de sécurité et l'Assemblée générale, abondent dans la reconnaissance sans équivoque de l'initiative marocaine d'autonomie des provinces du sud sous souveraineté du Royaume du Maroc, comme seule et unique issue pour la résolution de ce différend régional artificiel et que la communauté internationale, de long en large, exprime ouvertement sa prise de conscience de la légitimité de la position marocaine et soutient ladite initiative, Alger s'entête, bien que de plus en plus isolé et esseulé sur la scène internationale, dans ses tergiversations insensées et son action hasardeuse et injustifiée.

A titre d'exemple, le site d'information dominicain « EIDIA » écrit qu'une grande partie de la communauté internationale reconnaît et soutient l'intégrité territoriale du Royaume et la souveraineté du Maroc sur son Sahara, y compris les Etats-Unis qui ont annoncé en 2020 qu'ils reconnaissent que « le Sahara fait partie du territoire du Maroc ». Ainsi, dans un article sous le titre «Comprendre et soutenir le Maroc : 46 ans de la Marche verte », le site dominicain rappelle, dans ce sens, les discours de Sa Majesté le Roi Mohammed VI à travers lesquels, le Souverain a réitéré que le Sahara restera toujours marocain et « ne jamais marchander ou renoncer à un grain de sable de notre Sahara. »

Par ailleurs, à la tribune de la 4ème Commission de l'Assemblée générale de l'ONU à New York, une multitude de personnalités politiques et diplomatiques, représentant leurs pays, Etats membres de l'institution internationale, ont défilé pour exprimer leur soutien à l'initiative marocaine d'autonomie. Le Guatemala, notamment, l'a qualifié de « base crédible », pour parvenir à une solution « négociée » à la question du Sahara. Il s'agit d'une « base réaliste, crédible et sérieuse pour parvenir à une solution négociée entre les parties, dans le cadre du respect de l'intégrité territoriale du Royaume du Maroc et de sa souveraineté nationale », a affirmé le représentant guatémaltèque à l'ONU qui a, dans ce cadre, rappelé le soutien de son pays aux efforts du Maroc dans la recherche d'une solution politique juste et durable au différend régional autour du Sahara marocain, relevant que cette solution est « nécessaire » non seulement pour les populations, mais aussi pour la stabilité, la sécurité et l'intégration de la région du Maghreb.

D'autre part, le représentant de la mission sénégalaise à l'ONU, intervenant, vendredi, à la 4ème commission de l'Assemblée générale a mis l'accent sur le soutien de son pays aux avancées accomplies par le Maroc sur le terrain en matière de promotion des droits de l'Homme et de démocratie ainsi qu'aux efforts « considérables » déployés pour favoriser le développement économique. (...) Il s'agit en l'occurrence, côté marocain, d'une position de légitimité historique, de légalité internationale et de droit avéré, acquis et reconnu et, côté algérien de stratagèmes puisant leurs ingrédients dans un passé idéologique désuet et se fondant sur des visées farfelues, obscures et douteuses

Le diplomate sénégalais a souligné que son pays a bien voulu marquer son soutien à ces avancées et efforts, par l'inauguration le 5 avril 2021, de son consulat général dans la ville de Dakhla. Il a saisi, en outre, l'occasion pour renouveler le soutien du Sénégal à ladite initiative marocaine comme base pour parvenir à une « solution politique réaliste, pragmatique, durable et de compromis » à la question du Sahara marocain, ajoutant que l'initiative marocaine va « permettre aussi de trouver une issue heureuse et définitive à la situation humanitaire dans les camps de Tindouf ».

Là-dessus, le représentant de la mission sénégalaise à l'ONU a indiqué que son pays exhorte « vivement » le nouvel envoyé personnel du Secrétaire général de l'ONU pour le Sahara marocain à reprendre le processus lancé par son prédécesseur, dans le même format, comme préconisé par les résolutions 2494 et 2548 du Conseil de sécurité. « Nous exhortons également les parties à rester mobilisées dans la dynamique constructive insufflée par les deux tables rondes de Genève pour accompagner le processus politique mené sous les auspices exclusifs des Nations unies, sur la base des résolutions adoptées par le Conseil de sécurité de l'ONU depuis 2007, jusqu'à son aboutissement », a-t-il conclu.

De son côté, le représentant permanent de Jordanie auprès de l'ONU, Mahmoud Daifallah Hmoud, a affirmé, à l'adresse des membres de la 4ème commission de l'Assemblée générale des Nations unies, que le Royaume Hachémite de Jordanie réitère son soutien à la souveraineté du Maroc sur son Sahara, en ne manquant pas de souligner le caractère « sérieux et réaliste » de l'initiative d'autonomie proposée par le Royaume du Maroc pour trouver une solution politique à la question du Sahara marocain.

Le diplomate jordanien a indiqué également qu'il s'agit, là, d'une initiative qui permet de mettre en œuvre les résolutions afférentes du Conseil de sécurité et de l'Assemblée générale de l'ONU. En outre, il a, dans ce contexte, réaffirmé le soutien de son pays au plan d'autonomie comme mécanisme «sérieux et réaliste» qui tienne compte des spécificités de la région ainsi que de la souveraineté et de l'intégrité territoriale du Maroc, soulignant que l'initiative marocaine s'inscrit dans le droit fil de la charte des Nations unies.

Parallèlement à cet élan diplomatique international en faveur de la cause marocaine, traduisant une prise de conscience internationale de la justesse et de la légitimité de cette cause, des voix s'élèvent pour mettre en avant la nécessité objective d'expulser la pseudo-« rasd » de l'Union africaine en vue de corriger l'erreur historique de son admission au sein de cette institution continentale.

En effet, des experts africains, notamment, dont des politiques, des universitaires, des économistes et représentants du secteur privé, des membres de think tanks et d'importants membres de la société civile, ont souligné, vendredi, à Kinshassa, que l'expulsion de la pseudo-« rasd » de l'Union africaine est impérative en ce qu'elle constituera «une percée institutionnelle au service de l'Unité africaine».

Rassemblés dans la capitale congolaise dans un séminaire organisé par le Cabinet d'affaires publiques (BM Partners), sous le thème «l'Union africaine à l'aune de la question du Sahara : comment passer d'une dynamique d'échec à une solution définitive servant l'unité africaine», les participants se sont adonnés à un exercice intellectuel savant, fondé sur une approche inédite : celle du pragmatisme, de la sérénité, de la scientificité et de la recherche de solutions concrètes à un différend artificiel qui continue de miner la stabilité, la paix et la sécurité de l'Afrique ainsi que son intégration économique, régionale et continentale.

Les intervenants ont évoqué le blocage occasionné par les milices du «polisario» à El Guerguerat, en octobre-novembre 2020. Et ont stigmatisé ce « fait de piraterie » comme une violation manifeste du cessez-le-feu décrété en 1991, violation soulevée dans le dernier rapport spécial sur le Sahara, établi par le Secrétaire général des Nations unies, comme indiqué par un compte rendu des organisateurs, qui ajoute que cet acte constitue un fait tangible à l'intégration économique, une cause de rupture des chaînes d'approvisionnement sanitaire et alimentaire dans le contexte particulier de la pandémie, une entrave à la libre-circulation des personnes et des biens dans l'ensemble de la région et par voie de conséquence une menace réelle à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange commune africaine (ZLECAF).

Par ailleurs, les participants ont examiné les solutions à disposition de l'Union africaine pour retrouver son impartialité sur la question du Sahara marocain tout en relevant les circonstances particulières ayant marqué l'admission de la «rasd» au sein de l'OUA, circonstances reconnues par la motion majoritaire de Kigali, signée en 2016 par 28 Etats-membres de l'Union africaine. Cette motion a, là-dessus, corrélé la réintégration du Maroc à l'Unité africaine à la suspension de la « rasd » de ses rangs. Mettant l'accent sur la teneur de la décision 693, prise à l'occasion du sommet de Nouakchott de juillet 2018, qui a consacré le rôle exclusif du Cconseil de sécurité de l'organisation des Nations unies dans le traitement de la question du Sahara, les experts en question ont invité des Etats africains et l'Union africaine à aller au-delà de ces acquis et à faire preuve de davantage de pragmatisme, tout en prenant soin d'appeler à envisager la voie de l'expulsion de la « rasd », comme étant une nécessité en vue de consolider l'unité du continent et de le prémunir des divisions et des menaces séparatistes grandissantes.

Les experts ont, par ailleurs, mis l'accent, encore une fois, sur la nécessité impérieuse pour l'organisation panafricaine d'emboiter le pas à la majorité des Etats de la communauté africaine et internationale et à l'ensemble des organisations régionales et multilatérales dont l'ONU en veillant à ne plus reconnaître la pseudo-«rasd» comme membre et en l'expulsant, par conséquent, de ses rangs.

Dans ce sens, le chercheur à l'Institut de politique et d'économie internationales de l'Université de Belgrade, Mihajlo Vucic, a mis en avant le bien-fondé des appels à l'expulsion de la fantomatique «rasd » de l'Union africaine, soulignant que la proclamation par le passé de cette entité fantoche a été un acte « unilatéral » contraire aux objectifs du processus onusien pour le règlement du différend régional artificiel autour du Sahara marocain.

« L'acceptation de son adhésion (pseudo-rasd) place les Etats membres de l'Union africaine, à l'origine de cette démarche, dans une position d'influence indue sur le processus politique mené par les Nations unies qui laisse ouverte la question du statut du Sahara jusqu'à ce qu'une solution mutuellement acceptable, juste et durable soit trouvée », a fait remarquer le chercheur serbe dans un éditorial dans la revue « Evropsko zakonodacostvo » (Législation européenne).

Pour Mihajlo Vucic , « le simple fait que le statut de la pseudo-« rasd » fasse l'objet d'un différend entre les Etats membres de l'UA remet en question la légitimité de son appartenance à une telle organisation, exclusivement réservée aux Etats», faisant observer qu'«il n'existe aucun autre exemple d'Etat membre de l'Union africaine dont le statut est contesté par d'autres membres ».

Il a relevé, là-dessus, que « l'Algérie, qui devait essayer de donner un élan diplomatique au processus mené par l'ONU, à travers une coopération étroite avec le Maroc, a malheureusement opté pour la rupture des liens diplomatiques entre les deux pays, ce qui entrave les efforts des Nations unies dans la recherche d'un statut final qui serait mutuellement acceptable». Des voix s'élèvent pour mettre en avant la nécessité objective d'expulser la pseudo «rasd» de l'Union africaine en vue de corriger l'erreur historique de son admission au sein de cette institution continentale

D'autre part, le chercheur serbe a évoqué la position de la République de Serbie qui « pourrait servir d'exemple de tierce partie de bona fide », rappelant que « comme il ressort du communiqué conjoint sur la visite du ministre serbe des Affaires étrangères à Rabat, à l'occasion de l'anniversaire de l'établissement des liens diplomatiques entre les deux pays, le gouvernement serbe est d'avis que seules des propositions constructives et réalistes sur la question du Sahara marocain sont susceptibles de constituer les solutions définitives, mutuellement acceptables et durables comme l'exige l'ONU ».

Le ministre serbe des Affaires étrangères, Nicola Selakovic, avait, dans cette optique, mis en exergue les efforts déployés par le gouvernement marocain pour venir avec des propositions telles que le plan d'autonomie et user de tous les outils diplomatiques et politiques pour obtenir un soutien à ces propositions.

La réflexion du chercheur serbe quant à la controverse de l'attitude de l'Algérie se trouve étayée par un certain nombre de faits totalement contraires aux bonnes pratiques diplomatiques et aux règles du droit international et des relations internationales car dénués de toute logique géopolitique et sans aucun fondement juridique soutenable. L'ambassadeur algérien Amar Belani, « envoyé spécial chargé de la question du Sahara et des pays du Maghreb », titre et qualité ô combien ridicules et fantasmagoriques, a déclaré effrontément : «Nous sommes face à une situation de guerre et il faut reconnaître que les risques d'escalade sont sérieux », ajoutant qu'il est légitime de s'interroger désormais sur l'exécution du mandat de la Minurso.

Par ailleurs, n'hésitant pas à proférer des remarques irresponsables et irrespectueuses à l'égard des instances onusiennes dont particulièrement le Secrétaire général et allant jusqu'à critiquer la rédaction des résolutions du Conseil de sécurité, le soi-disant diplomate algérien a martelé : « Nous confirmons notre rejet formel et irréversible de ce format dit des tables rondes et nous avons instruit notre représentant permanent à New York à l'effet de notifier cette position du gouvernement algérien au président du Conseil de sécurité, en lui demandant de faire circuler la note verbale en question à tous les membres du Conseil ».

De telles déclarations ne méritent carrément pas d'être commentées. Toutefois, il convient de relever l'évidence éclatante du postulat de l'éternel ennemi extérieur, auquel s'agrippe l'appareil politico-militaire d'Alger, dans un cadre nourri de confusions, de contradictions, d'amalgames et de mystifications.

Ce postulat est une preuve, si besoin en est, que ceux qui président à la destinée du peuple algérien frère s'acharnent hystériquement à maintenir le statu quo car il y va de leur survie « politique »...

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