Cameroun: Pleins pouvoirs

Fini, les spéculations ! La 33e édition de la Coupe d'Afrique des nations de football, Can TotalEnergies 2021 aura bel et bien lieu au Cameroun du 9 janvier au 6 février 2022.

L'accord-cadre signé le 22 octobre dernier à Yaoundé entre l'Etat du Cameroun, représenté par le ministre des Sports et de l'Education physique, Narcisse Mouelle Kombi, la Fédération camerounaise de football, représentée par Seidou Mbombo Njoya, président par intérim et la Confédération africaine de football (Caf), dont la délégation était conduite par son premier vice-président, Augustin Senghor, vient le confirmer. L'Etat du Cameroun a donc respecté le cahier de charges présenté par l'instance faîtière du football continental pour l'organisation de cette compétition qui va se jouer avec 24 nations participantes.

En clair, les infrastructures sportives, hôtelières, hospitalières, les voies de communication et autres répondent aux normes. Même si tous les chantiers ne sont pas terminés. « Une étape importante » a fait savoir Augustin Senghor, à l'issue de l'audience que lui a accordée le même jour, le ministre d'Etat, secrétaire général de la présidence de la République, Ferdinand Ngoh Ngoh, pour signifier que l'organisation de la compétition dans notre pays avait franchi une étape irréversible.

Cela est d'autant plus louable, qu'au niveau de la Caf, l'on se félicite de ce que le Cameroun est ainsi, la première nation à devoir répondre aux exigences de qualité imposées pour les compétitions continentales par la nouvelle équipe dirigeante conduite par le Sud-africain, Patrice Motsepe. « Qui mieux que le Cameroun pouvait être le point de départ de cette nouvelle vision ? », s'est interrogé le premier vice-président de la Caf dans le discours prononcé au Palais polyvalent des sports de Yaoundé, lors de la signature de l'Accord-cadre.

En fait, cette question conforte le choix porté sur notre pays en s'appuyant sur des faits palpables et vérifiables. Il s'agit de l'un des pays parmi les plus titrés du continent. Celui-ci a par ailleurs valorisé l'Afrique dans la plus grande compétition de football mondial, la Coupe du monde de football, en obtenant la première qualification d'une Nation africaine pour les quarts de finale de ce tournoi. Ce qui a valu à l'Afrique de passer de deux à cinq représentants.

Le document juridique paraphé vendredi dernier indique, de façon détaillée, les droits et obligations des différentes parties dans l'organisation, et surtout la réussite de la compétition. Il rappelle d'emblée que la Coupe d'Afrique des nations reste une propriété exclusive de la caf. L'accord cadre fixe les obligations à tous les niveaux de l'organisation : hébergement, transport, couverture médiatique, sécurité, les frais de douane sur le matériel entrant dans la compétition, tant pour l'instance faîtière que pour les pays participants. Il touche également à des aspects comme le marketing, les droits de diffusion TV, les différentes prises en charge.

En le paraphant vendredi dernier, le Cameroun vient ainsi démontrer sa capacité à organiser une compétition continentale de haute facture, tout en étant le point de départ de la nouvelle vision de la Caf. La Confédération africaine de football, quant à elle, reconnaît l'aptitude de notre pays à y parvenir. Cela se veut également une marque de reconnaissance pour les efforts déployés par les autorités nationales, avec à leur tête, le président de la République, Paul Biya, en vue d'offrir à la jeunesse sportive nationale et continentale, une fête qui devra rentrer dans les annales.

L'audience de vendredi au Palais de l'Unité se voulait du reste un témoignage de reconnaissance de l'engagement du chef de l'Etat pour le succès de cet événement. Lui qui n'aura ménagé aucun effort pour permettre à son pays d'être dans les standards exigés, et même au-delà, même lorsque les règles d'organisation ont été changées après l'attribution de l'organisation de cette compétition.

Si les préparatifs de cette compétition se poursuivent, l'on peut néanmoins relever que les pouvoirs publics ont fait leur devoir : doter le Cameroun des infrastructures adéquates en vue d'une Can réussie et qui devra faire date dans les annales. Aux autres acteurs de jouer leur partition en vue de faire de cette fête sportive, une réussite sur tous les plans au soir du 6 février 2022. Les succès enregistrés dans l'organisation de la Can féminine 2016 et du Chan 2020 sont là pour nous rappeler qu'en la matière, le Cameroun c'est le Cameroun.

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