Cote d'Ivoire: Taekwondo - Me Zunon continue de dénoncer le processus électoral

25 Octobre 2021

Dans cinq jours, les taekwondo-in ivoiriens connaîtront leurs nouveaux dirigeants. Me Alain Zunon, l'un des sept candidats à la succession du président Bamba Cheick Daniel, n'en démord pas.

En pleine campagne électorale, il a trouvé le temps de prononcer une conférence de presse, dimanche, à sa résidence située à la Riviera cité verdoyante, pour dénoncer le processus électoral. Pour lui, tout est biaisé au départ, avec la Fédération qui organise l'élection et soutient un candidat. Bien que cela ait toujours été le cas, Me Alain Zunon pense qu'il faut changer cette façon de faire.

C'est que magistrat hors hiérarchie, il est, par déformation professionnelle, fortement attaché aux textes qu'il dit défendre. « C'est pour cela que j'ai quitté mon frère Bamba Cheick en 2017, en déposant ma démission sur sa table, parce que je ne voulais pas du troisième mandat qu'il a fait à la tête de la Fédération », ne cesse de répéter le juge, président de la Chambre administrative de la Cour suprême, qui a eu recours au ministre de la Promotion des sports et du Développement de l'économie sportive, Paulin Claude Danho, aux fins de s'impliquer dans le processus électoral de l'élection du nouveau président de la Fédération ivoirienne de taekwondo (Fitkd). « Malheureusement, on a l'impression que M. le ministre est lui aussi juge et partie dans ce processus... Il nous a fait la promesse, à plusieurs reprises, de prendre en main le processus électoral, mais on ne voit rien », a indiqué Me Alain Zunon.

Il reconnaît que la loi sur le sport donne davantage de responsabilités aux associations sportives, « mais pas le droit de faire n'importe quoi. J'entends également dire que l'assemblée générale est souveraine, mais ce n'est pas pour cela qu'il faut faire n'importe quoi ».

Au cours de la conférence de presse, Me Zunon a reçu le soutien de deux des sept candidats déclarés. Il s'agit de Kéita Amadou dit Moro le tigre de Bouaké et Ibrahima Soumahoro. Les deux candidats n'étaient pas présents à la rencontre, mais ils y avaient leurs représentants.

A cinq jours de l'élection, l'équipe de campagne dit observer. Si rien n'est fait pour satisfaire ses revendications, elle avisera.

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