Congo-Brazzaville: Infrastructures sportives - Hugues Ngouélondélé donne les raisons de la fermeture du stade de l'Unité

Après le stade Alphonse-Massamba-Débat, le ministre en charge des Sports, lors de son point de presse animé le 25 octobre, a confirmé une autre mauvaise nouvelle, la fermeture du stade de l'Unité, au Complexe sportif de la Concorde à Kintélé.

Le Congo se retrouve aujourd'hui sans stade homologué selon les nouvelles recommandations de la Confédération africaine de football. Même les deux plus grands stades du pays ont payé le prix. En effet, d'une capacité de plus de soixante mille places, Kintélé, dont la pelouse n'est plus en bon état, a été relégué au second plan à cause des actes de vol perpétrés dans cette installation construite à la faveur des 11es Jeux africains de Brazzaville en 2015.

Nanti d'une dizaine de stades dont un dans chaque département, le pays se trouve aujourd'hui privé d'un stade digne d'accueillir les rencontres de haut niveau de la Confédération africaine de football et de la Fédération internationale de football association. Conséquences, les Diables rouges ainsi que les clubs congolais doivent désormais se produire dans un autre pays ayant des infrastructures homologuées. Une pilule qui sera difficile à avaler.

« Même si vous avez le plus beau stade du monde, actuellement s'il vous manque le minimum, le stade sera fermé. Sur le grand stade, il est impossible de jouer. Le stade de l'Unité est fermé parce qu'il n'y a plus de sono. Beaucoup de choses ont été volées dans ce stade », a expliqué Hugues Ngouélondélé, précisant que seuls les deux stades annexes restent opérationnels pour permettre aux équipes engagées dans les compétitions internationales, notamment les Diables rouges et les clubs, de préparer ces grands rendez- vous.

« Nous avons à Kintélé deux stades annexes. Les équipes qui préparent les compétitions internationales nous demandent l'autorisation de s'entraîner sur ces pelouses. Elles obtiennent toujours l'autorisation du ministère. Le stade annexe, même les Diables rouges s' y entraînent régulièrement parce qu'une pelouse sur laquelle on ne joue pas peut aussi s'abimer. Le reste, c'est à l'abandon », a indiqué le ministre.

Le manque d'entretien est une autre raison. Le Complexe nautique a perdu toute sa beauté parce que les piscines ne sont plus entretenues, a révélé le ministre. Hugues Ngouélondélé a expliqué qu' avant, une société qui gérait l'hôtel la Concorde avant de mettre la clé sous le paillasson se servait du bassin d'échauffement comme piscine annexe à l'hôtel. A cause des actes inciviques, le Congo se trouve en difficulté. Dans le but d'éradiquer ce problème, Hugues Ngouélondélé a défendu son idée de confier la sécurité des stades à des sociétés de gardiennage privées ayant les assurances derrière.

« Tout est en train d'être volé dans ce stade. C'est un peu difficile à comprendre parce que ces lieux sont gardés par la Force publique. C'est pour cette raison, qu'il y a quelques temps, j'ai demandé au chef du gouvernement sortant de faire garder ces infrastructures par les sociétés de gardiennage privées, parce qu'avec elles il y a les assurances derrière qui jouent en cas de dégâts, vol... Mais lorsque l'espace est gardé par la Force publique, quand il y a vol on ne sait plus à qui s'adresser », a expliqué le ministre.

Les sociétés de gardiennage, a-t-il soutenu, offrent plus de garantie parce que la première démarche consiste à faire un état de lieux ensemble. « On mentionne dans un cahier et le jour où il y a vol, la société rembourse puisqu'elle a la responsabilité du stade», a-t-il appuyé. La proposition faite à l'ancien Premier ministre a été, selon lui, relancée par l'actuel. D'ici peu, a-t-il signifié, une société retenue après l'appel d'offres prendra le contrôle des opérations. « Nous attendons les instructions du Premier ministre actuel pour que finalement ces stades soient gardés par les privés, peut-être nous aurons gain de cause. Tant qu'on n'agira pas ainsi, on va continuer à désosser nos stades et l'Etat devra à l'avenir encore débourser beaucoup d'argent pour les remettre aux normes », a-t-il conclu.

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