Burkina Faso: Région de l'Est - Des terroristes dans la débandade

26 Octobre 2021

Conflit frontalier Burkina-Togo : Des élèves burkinabè expulsés d'un lycée Il est tombé dans l'oreille de Kantigui que des élèves burkinabè inscrits dans un lycée d'un village togolais (Ponio) ont été renvoyés de l'établissement sans autre forme de procès. Même ceux qui avaient déposé des demandes d'inscription pour cette année scolaire ont vu leurs dossiers rejetés par les responsables du lycée. Selon l'informateur de Kantigui, le problème serait venu d'un différend frontalier entre les deux pays.

En effet, la partie togolaise croyant que le village de « Pognoa Tikonti » (province de la Kompienga) relevait de sa circonscription, a voulu ériger un poste de police. Ce qui a occasionné une opposition farouche des populations de ce village au point qu'une mission conjointe s'est déportée sur les lieux pour clarifier la situation. Finalement, il est ressorti que « Pognoa Tikonti » est un village du Burkina Faso. En réponse à ce verdict, les élèves burkinabè vont subir le courroux des responsables d'un lycée du village togolais frontalier du pays des Hommes intègres. Selon la source de Kantigui ne sachant plus à quel saint se vouer, les élèves ont regagné la mère patrie. Aux dernières nouvelles, certains d'entre eux se seraient inscrits dans des établissements à Pama et à Kompienga tandis que d'autres seraient toujours à la recherche de places dans d'autres localités de la région de l'Est.

Passoré: Menace de boycott sur la conférence pédagogique Après trois ans de rupture, c'est en principe aujourd'hui 27 octobre que la conférence pédagogique des enseignants du primaire devrait se tenir, et ce, jusqu'au 29 octobre 2021 sur le plan national. Mais Kantigui a ouï dire que le Syndicat national des travailleurs de l'éducation (SYNATEB) section du Passoré, compte mener des actions de boycott. De ce qui est parvenu à Kantigui, tout serait parti d'un malentendu entre les partenaires sociaux et le ministère de l'Education nationale, de l'Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales. En effet, pendant que le SYNATEB demande quatre jours de formation au regard de son importance pour les enseignants et surtout la qualité des modules enseignés, le département de l'Education nationale proposerait trois jours pour des raisons de contraintes budgétaires. Kantigui souhaite que le dialogue prévale entre les deux parties afin que les élèves n'en pâtissent pas.

Kourwéogo : Un directeur provincial malmène le droit d'accès à l'information publique Kantigui a été surpris, voire ahuri du comportement du directeur provincial dans le Kourwéogo, région du Plateau central, lors dune mission à Boussé. En effet, dans sa quête des informations sur les points d'eau de la province, Kantigui a échangé avec des personnes-ressources sur le bouli de Boussé, abusivement appelé barrage. Des échanges au cours desquels le point de vue du technicien en charge de l'eau et de l'assainissement lui permettraient d'éclairer certaines zones d'ombre. Contacté au téléphone à ce propos pour un rendez-vous, le directeur provincial, non content d'être moins courtois avec Kantigui, a accusé un agenda chargé pour décliner la sollicitation. Pour comprendre cette attitude peu orthodoxe de ce commis de l'Etat, une source fait savoir à Kantigui qu'il n'est pas à son premier forfait dans ses écarts de comportement. Par ces lignes, Kantigui rappelle que le droit d'accès à l'information publique est garantie par la loi dans notre pays. Ce qui impose à chaque dépositaire d'une parcelle de responsabilité, le devoir de le communiquer aux journalistes et à tout citoyen qui en fait la requête.

Une semaine noire à Dédougou En promenant ses radars, Kantigui a eu vent d'une succession de nouvelles tristes à Dédougou, dans la cité de Bankuy, en fin de semaine dernière, plongeant les populations dans l'émoi total. En effet, a-t-on informé Kantigui, tout a commencé avec la disparition de la génitrice de la cantatrice Awa Sissao dans la nuit du mardi 19 au mercredi 20 octobre 2021. Pendant que la famille Sissao pleurait la disparition de sa maman, c'est le décès du patriarche Sidibé Sow Adama, président de la communauté musulmane de Dédougou qu'on annonçait à Kantigui dans la même foulée.

Si les deux précédents disparus sont du troisième âge, la troisième personne à rendre l'âme dans cet intervalle est un jeune actif de la ligue régionale de football de la Boucle du Mouhoun. Il s'agit de Noël Traoré, ancien conseiller municipal de Dédougou, décédé dans la nuit du mercredi 20 à jeudi 21 octobre 2021, aperçu pourtant la veille selon plusieurs sources de Kantigui. La mort de Noël Traoré a plongé la cité de Bankuy dans la consternation. A peine le jeune Noël inhumé, une autre mauvaise nouvelle retentissait. La capitale du « Grenier du Burkina » venait de perdre son ancien maire (2012-2014), Abel Dabakyo. Kantigui par ses lignes, présente ses condoléances aux différentes familles éplorées et à la ville de Dédougou.

Concours directs 2021 à Tenkodogo : Un mouvement d'humeur en vue Ayant appelé une vieille connaissance de la cité de Zoungrantenga, pour prendre de ses nouvelles, Kantigui a été informé de ce qu'un mouvement d'humeur se prépare dans la ville. Curieux de comprendre davantage, il a été rapporté à Kantigui que ce mécontentement serait le fait d'acteurs qui ont pris part à l'organisation de la session 2021 des concours directs de la fonction publique. « Depuis le mois d'août, les concours ont pris fin et personne ne parle de notre paiement. Pourtant, ceux de Ouagadougou ont été payés selon les informations que nous avons à notre disposition », a confié une source contactée par Kantigui.

Ce dernier a précisé qu'il est de plus en plus difficile de contenir les gens qui menacent de se rendre « prochainement » à la direction régionale du Centre-Est du ministère en charge de la fonction publique pour réclamer leur dû. Selon un second informateur que Kantigui a appelé à Ouagadougou, même ceux ayant élaboré les sujets des concours professionnels 2021 sont toujours en attente de leur paiement. Kantigui espère un règlement rapide de cette question pécuniaire loin d'être un fait banal afin de permettre un deroulement, dans la sérénité, des recrutements sur mesures nouvelles qui s'annoncent.

CHR de Dédougou : Les ambulanciers réclament des indemnités de risques Dans sa quête d'information en ce début de semaine, Kantigui a appris que des ambulanciers du Centre hospitalier régional (CHR) de Dédougou ont déclanché un mouvement d'humeur de 72 heures à compter du mardi 26 octobre 2021. A entendre la source de Kantigui, ce mouvement d'humeur qui consiste en un arrêt de conduite a été décrété par les conducteurs pour réclamer leurs indemnités de risque ainsi que le reclassement de certains d'entre eux conformément aux textes de la Fonction publique hospitalière (FPH).

« Il n'est pas normal que l'on ne traite pas sur le même pied les ambulanciers qui sont au premier plan des évacuations que le personnel de bureau. C'est tout à fait normal qu'ils (ambulanciers ndlr) exigent cette indemnité de risques qui vient compenser les risques de se faire contaminer par les malades avec lesquels ils sont en contact permanent au même titre que les cliniciens », a laissé entendre l'interlocuteur de Kantigui. Il a ajouté que les ambulanciers d'autres CHR bénéficient de cette indemnité réclamée à Dédougou. Certes, les ambulances sont « sur cale » pendant ces 72 heures, mais les ambulanciers restent disponibles pour le travail de soutien à l'administration, a précisé l'informateur. Kantigui souhaite qu'une solution soit rapidement trouvée afin d'éviter des cas de décès, faute d'évacuation.

Région de l'Est : Des terroristes dans la débandade Kantigui a été informé que des unités de l'armée de terre et de la gendarmerie nationale, appuyées par l'armée de l'air sont aux trousses des combattants de groupes terroristes dans les zones de Tanwalbougou, de Matiacoali et de Kantchari, notamment. Des localités de l'Est durement éprouvées par l'insécurité avec les récents évènements marqués par des assassinats ciblés, des enlèvements, des braquages et des prêches « religieux » sur certains axes. Selon plusieurs sources d'information de Kantigui, depuis l'annonce des opérations dites « de dépollution d'axes, de bouclage et de fouille » par l'armée burkinabè, les « boys » font du bon boulot dans ces zones qui étaient devenues de véritable no man's land.

A en croire les nouvelles venant du front Est, c'est le sauve-qui-peut dans le camp de l'ennemi. L'axe Fada N'Gourma-Kantchari sur lequel sévissaient quotidiennement des individus armés inconnus a été libéré. Pour preuve, certaines compagnies de transport en commun qui avaient interrompu le trafic du fait de l'insécurité ont repris du service. Il est revenu à Kantigui que les opérations ont permis de neutraliser des engins explosifs, mais aussi d'interpeller plusieurs individus suspects. Kantigui s'en réjouit et nourrit l'espoir que les populations de l'Est pourront, désormais, vaquer à leurs occupations en toute quiétude.

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