Algérie: Alger s'inscrit en porte-à-faux avec la légitimité onusienne

La résolution du Conseil de sécurité 2606 a le mérite d'horripiler la junte algérienne

Les derniers développements de la question du Sahara marocain, notamment dans la sphère des Nations unies, ont consacré, encore une fois la légitimité historique et juridique de la cause marocaine quant à l'intégrité territoriale et la souveraineté légale sur les provinces du Sud.

Reconnaissant la justesse de la position du Royaume du Maroc et la pertinence quasi-unanimement reconnue par la communauté internationale de l'initiative d'autonomie qu'il avait proposée et contre les tergiversations infructueuses et les manœuvres stériles et improductives des maîtres d'Alger, le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations unies (ONU), au terme de longues discussions, étayant le bienfondé au regard des dispositions juridiques internationales du droit du Royaume à sa souveraineté totale sur son Sahara, a adopté la résolution 2602 prorogeant d'un an le mandat de la Minurso.

Persistant dans son attitude incompréhensible et foncièrement déraisonnable et s'entêtant dans un acharnement donquichotien inouï, l'Algérie a aussitôt exprimé son « profond regret » et a dénoncé ladite résolution comme étant « partiale », rapporte l'Agence française de presse (AFP). Il convient de rappeler à ce propos que bien au préalable, Alger avait clairement signifié son opposition à toute reprise des négociations sous leur format de tables rondes, entamées en 2019 sous l'égide des Nations unies et regroupant Maroc, Algérie, Mauritanie et Polisario.

D'autre part, lors d'une conférence de presse tenue à New York immédiatement après le vote des membres du Conseil de sécurité, l'ambassadeur représentant permanent du Royaume du Maroc auprès de l'ONU, Omar Hilale, a affirmé que la dynamique de développement, tous azimuts en cours dans les provinces du Sud du Maroc, est le fruit d'un effort « participatif et inclusif» associant toutes les composantes de la population locale. « Le Maroc est en train de développer son Sahara avec la participation et l'inclusion de toutes les composantes de la population locale, y compris les tribus, les femmes, les jeunes et les acteurs politiques », a-t-il expliqué avant de rappeler que la population du Sahara marocain, dans son ensemble, a répondu présente au triple scrutin du 8 septembre dernier, à travers une participation massive qui a dépassé les 63%, taux le plus élevé au niveau du Royaume.

Là-dessus, le diplomate marocain a expliqué que le Royaume fait bien le distinguo « entre le processus politique et le développement du Sahara marocain, d'autant plus que le développement est un « droit inaliénable de l'Homme ».

Contrairement à l'Algérie où les fonds et l'assistance humanitaire sont (systématiquement)« détournés», au Maroc, un budget colossal est investi pour construire un avenir meilleur, a enchaîné M. Hilale, ajoutant que l'Algérie et«son Polisario » offrent « un avenir de désespoir » aux enfants des camps de Tindouf.

A propos, précisément, de ces camps, l'ambassadeur, représentant permanent du Royaume auprès de l'ONU a souligné que l'Algérie « a commis une des plus graves violations » des droits de l'Homme en remettant les populations des camps de Tindouf entre les mains d'un groupe séparatiste armé. Il a relevé, en outre, que l'Algérie a cédé une partie de son territoire au groupe séparatiste du polisario, indiquant que les camps de Tindouf sont les seuls au monde qui ne sont pas civils

Le diplomate a rapporté, par ailleurs, citant le dernier rapport du Secrétaire général des Nations unies, que des militaires algériens avaient tué deux Sahraouis dans ces camps en octobre 2020.

De pareilles violations des droits de l'Homme « existent parce que l'Algérie refuse de procéder au recensement et à l'enregistrement des populations » des camps de Tindouf, a fait observer Omar Hilale, en développant que conformément à la convention de Genève sur les réfugiés de 1951, l'objectif fondamental de tout recensement est de protéger les droits de ces populations, identifier leurs besoins et répondre à leurs attentes.

Il a affirmé, avec force, à cet égard, que la responsabilité internationale d'un pays est imprescriptible en soulignant que l'Algérie restera responsable des violations ayant lieu à l'intérieur des camps et devra assumer toutes ces responsabilités« devant l'histoire, les peuples du Maghreb et les Nations unies ». D'un autre côté, Alger, s'acharnant dans ses coups d'épée dans l'eau, parallèlement à ses manœuvres désespérées et alors que la junte militaire s'active dans l'installation d'une gigantesque base militaire aux alentours des camps de Tindouf, la plus grande base de l'Afrique,semble-t-il,fait recours à l'arme économique, persuadé que tous les moyens sont bons pour contrecarrer l'émergence tous azimuts du Maroc en tant que puissance régionale et continentale, de l'avis de nombreux observateurs et experts internationaux.

En effet, le Président marionnette Tebboune a « ordonné », dimanche, au groupe public de son pays « Sonatrach » de ne pas reconduire le contrat du gazoduc traversant le Maroc et alimentant l'Espagne et le Portugal en gaz naturel « au vu des pratiques à caractère hostile du royaume » voisin. Ainsi les livraisons de gaz algérien à l'Espagne, notamment,se feront désormais exclusivement via le gazoduc sous-marin Medgaz lancé en 2011. « Le président Abdelmajid Tebboune a ordonné la cessation des relations commerciales entre Sonatrach et l'Office marocain de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) etle non renouvellement de l'accord qui expire dimanche à minuit», indique un communiqué de la présidence diffusé par la télévision publique algérienne. M.Tebboune a pris cette décision après consultation (... .) « au vu des pratiques à caractère hostile du royaume qui portent atteinte à l'unité nationale», selon ledit communiqué.

Aussitôt, en réaction à cette décision, par ailleurs très attendue, l'Office national des hydrocarbures et desmines(ONHYM) et l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) ont indiqué conjointement que la non-reconduction de l'accord sur le GME (Gazoduc Maghreb-Europe), décidée par les autorités algériennes n'aura dans l'immédiat qu'un impact insignifiant sur la performance du système électrique national.

Eu égard à la nature du voisinage du Maroc et en prévision de cette décision, les dispositions nécessaires ont été prises pour assurer la continuité de l'alimentation du pays en électricité, ont précisé les deux organismes dans leur communiqué, en ajoutant que d'autres options sont en cours d'étude pour des alternatives durables, à moyen et long termes.

Tout en observant ces gesticulations incongrues, théâtralement affichées par l'appareil politico-militaire, n'admettant, de surcroît, aucune expression d'un peuple souffrant de sa tyrannie, contre des décisions qui sont loin de servir son intérêt,son intégration régionale et son épanouissement à l'international, le Maroc poursuit sa course vers le progrès, le développement optimal et l'ancrage de la démocratie au service du bien-être de sa population. L'histoire n'est ni sourde, ni muette, ni aveugle... Elle en tient et tiendra compte..

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