Kenya: Une enquête sur un meurtre mettant en cause des militaires britanniques rouverte

Soldat britannique

L'armée britannique a-t-elle fermé les yeux sur le meurtre d'une jeune kényane par l'un de ses soldats ? La question suscite une vive émotion dans le pays.

La disparition de la jeune femme remonte à 2012 mais la justice a décidé cette semaine de rouvrir l'enquête après que plusieurs soldats britanniques ont affirmé dans la presse anglaise que l'auteur du meurtre était un de leurs camarades et que son nom était un secret de polichinelle, connu depuis longtemps de leur hiérarchie.

C'est en mars 2012 que le corps d'Agnès Wanjiru, 21 ans, est découvert dans une fosse septique dans les faubourgs de Nanyuki, au nord de Nairobi. La dernière fois que la jeune femme a été vue vivante, elle était en compagnie d'un soldat britannique. L'ancienne puissance coloniale dispose d'une base militaire dans la ville.

Une enquête est ouverte. Elle ne donne officiellement aucun résultat, mais en octobre dernier, des révélations publiées dans le Sunday Times relancent l'affaire. Plusieurs militaires interrogés par l'hebdomadaire britannique y affirment que le meurtrier est un de leurs camarades, qu'il leur aurait avoué avoir tué la jeune fille le soir-même du crime, avant de leur montrer le corps. Ils affirment également avoir aussitôt dénoncé le meurtre auprès de leur hiérarchie, qui n'aurait donné aucune suite.

La coopération militaire entre les deux pays en question

Depuis, l'officier mis en cause a quitté le Kenya et vit chez lui en Angleterre. Londres ne cache pas son embarras. Et multiplie les déclarations pour assurer Nairobi de sa pleine volonté à coopérer à l'enquête qui a été rouverte.

Mercredi 3 novembre, le ministre britannique des Forces armées s'est même rendu au Kenya. Il a promis que si « au terme des investigations des charges étaient retenues » contre un de ses militaires, Londres ferait tout pour faciliter des poursuites au Kenya. Il a également plaidé pour le maintien de la coopération militaire entre les deux pays, renouvelée à l'été dernier et que certains députés kényans ont menacé de remettre en cause.

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