Congo-Kinshasa: Conjoncture économique - Une croissance à 6 % en 2022

La révision des prévisions du Fonds monétaire international (FMI) suscite un débat d'experts. Pour l'institution de Bretton Woods, la persistance de la pandémie de covid-19 n'a pas empêché le redressement de l'économie congolaise.

Un point de vue du reste partagé par l'inspecteur général des finances et chef de service de l'Institut général des finances (IGF), Jules Alingete. Selon lui, le FMI s'est appuyé sur les performances des recettes publiques.

Au regard de certaines évolutions de l'économie de la République démocratique du Congo, le FMI table désormais sur des taux de croissance positifs de 5,4 % et 6,2 % en 2021 et 2022. Cette révision place le pays dans une situation assez inédite, car elle intervient dans un contexte de covid-19. En tout cas, pour Jules Alingete, il est indispensable de relever une telle particularité dans l'analyse de la révision des prévisions du FMI. « C'est historique, une institution internationale comme le FMI qui est en programme avec vous puisse modifier les prévisions de croissance économique à la hausse, en pleine covid-19 », a-t-il indiqué.

En effet, a-t-il renchéri, le gouvernement et le FMI ont procédé à une revue du programme il y a juste un mois. Après, l'institution financière internationale est revenue pour revoir les critères de ce programme. A ce niveau, Jules Alingete tient déjà à noter les trois conclusions importantes de la revue qui ont abouti justement à la décision de revoir les taux de croissance économique. « Le FMI, voyant les performances qui sont en train d'être réalisées, a revu les prévisions de croissance à 6,5 % », a-t-il précisé. Par rapport à cette décision, le FMI fait état de l'impact positif de la hausse de la production minière et du rebond de la croissance des secteurs non-extractifs.

La deuxième conclusion de la revue a tenu compte de cette évolution des finances publiques congolaises. En effet, les recettes ont fait un bond, dépassant les assignations du programme. Depuis plus de six mois déjà, le gouvernement de la République est allé au-delà des prévisions du programme. Il y a eu un mois où les recettes ont quasiment doublé.

Quant au troisième élément de la revue, il s'est agi des dépenses d'investissement. De commun accord, le gouvernement et le FMI ont convenu de prioriser les dépenses dès le 1er janvier de l'année prochaine. Toutefois, de nombreuses interrogations subsistent encore sur l'opportunité de faire cette priorisation l'année prochaine et pas maintenant.

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