Afrique: L'achèvement des élections en Somalie est plus important que jamais, selon l'Envoyé de l'ONU

Le président somalien Mohamed Abdullahi Mohamed, également connu sous le nom de Farmaajo, arrive à l'aéroport de Sotchi pour participer au Sommet Russie-Afrique 2019 à Sotchi, Russie, le 22 octobre 2019. Vladimir Smirnov/TASS Host Photo Agency
17 Novembre 2021

Bien que des progrès aient été réalisés dans le processus électoral en Somalie, ils ont été lents et inégaux, a déclaré le Représentant spécial des Nations Unies pour le pays lors d'un briefing au Conseil de sécurité mercredi.

James Swan a salué l'achèvement des élections indirectes de la Chambre haute du Parlement fédéral somalien, qui ont débuté en juillet, et le début de celles de la Chambre basse, connue sous le nom de Chambre du peuple.

Alors que 14 femmes feront partie des 54 sénateurs de la Chambre haute, ce qui représente 26 % des parlementaires, M. Swan a déclaré que ce chiffre était inférieur au quota de 30 % de participation des femmes.

Redoubler d'efforts

M. Swan a exhorté les parties prenantes à agir rapidement pour conclure les élections à la Chambre basse avant la fin de l'année.

« Bien que des progrès soient réalisés, les efforts des dirigeants politiques somaliens devront être redoublés dans les semaines à venir pour mener à bien les élections du Parlement fédéral, afin que les élections présidentielles puissent ensuite se tenir dans les meilleurs délais », a-t-il déclaré, s'exprimant par vidéoconférence.

« L'achèvement de ces élections est plus important que jamais, afin que tous les efforts puissent revenir aux priorités essentielles en matière de gouvernance, de sécurité et de développement en Somalie », a-t-il ajouté.

Soutenir la représentation des femmes

L'envoyé a déclaré que l'ONU poursuivrait son engagement et son soutien en vue de faire progresser les scrutins indirects, les représentants des clans élisant les parlementaires qui voteront ensuite pour le président.

Seuls deux des 275 sièges de la chambre basse ont été pourvus jusqu'à présent, et 30 % sont également réservés aux femmes.

« Nous continuons à insister sur le fait que la pleine inclusion et la représentation des femmes dans la vie politique, et dans tous les secteurs de la vie, sont essentielles pour la paix et le développement durables de la Somalie », a déclaré M. Swan.

La militante somalienne des droits des femmes, Asha Abdulle Siyad, qui s'est également adressée au Conseil, fait partie de ceux qui ont plaidé en faveur du quota de 30 %.

« Nous sommes profondément préoccupés par les retards et l'absence de mesures et de calendriers concrets pour l'achèvement de l'élection de la Chambre du peuple », a déclaré Mme Siyad, Directrice exécutive de la Somali Women's Leadership Initiative.

« Un nouveau retard dans l'élection est susceptible d'affecter négativement le quota des femmes, car l'attention de toutes les personnes concernées, y compris la communauté internationale, sera concentrée sur l'achèvement urgent de l'élection, quel que soit son résultat », a-t-elle fait valoir.

Les attaques d'Al-Shabaab se multiplient

Pendant ce temps, le groupe terroriste Al-Shabaab reste une menace sérieuse pour la sécurité en Somalie.

Près de 1 000 civils ont été tués ou blessés dans des conflits armés depuis le début de l'année, le groupe étant responsable de quelque deux tiers des pertes civiles.

M. Swan a rendu hommage aux forces de sécurité somaliennes et aux troupes de la mission de l'Union africaine (UA) dans le pays, l'AMISOM, qui affrontent quotidiennement Al-Shabaab.

Le chef de l'AMISOM, Francisco Caetano Jose Madeira, a déclaré aux ambassadeurs que les militants ont intensifié les attaques, les embuscades, les attentats-suicides et les assassinats ciblés de responsables gouvernementaux.

« En outre, ces derniers temps, Al-Shabaab cherche de plus en plus à perturber délibérément le processus électoral en attaquant certains centres électoraux, en lançant des tirs indirects contre les bases fortifiées de l'AMISOM et en multipliant les exécutions publiques de personnes travaillant avec les forces de sécurité somaliennes et le personnel de l'AMISOM », a-t-il déclaré.

Le mandat de la mission expire le 31 décembre et un plan visant à transférer progressivement la responsabilité de la sécurité de l'AMISOM aux forces de sécurité somaliennes se poursuit, bien que lentement.

M. Madeira a demandé que les discussions sur la nouvelle mission soient conclues de toute urgence, notant que les discussions couvrent des questions telles que le renforcement de la coordination et de la coopération, les approches complémentaires, le partage soutenu des informations et le financement.

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