Cote d'Ivoire: Gestion des Eléphants, élection à la FIF, compétitions nationales - Vers la fin de l'état de grâce pour Mariam Dao Gabala et le Comité de normalisation

19 Novembre 2021

Le Comité de normalisation de la Fédération ivoirienne de football (FIF) tiendra-t-il les délais ? Au fur et à mesure qu'approche l'échéance du 31 décembre 2021, l'angoisse se fait plus grandissante. Et pourtant la présidente, Mme Mariam Dao Gabala, et les membres que sont le Pr Martin Bléou et les avocats Marie Lydie Bilé-Aka et Simon Abé n'ont pas droit à l'échec.

Mieux, ils ont la lourde responsabilité de balayer tous les procès d'intention contre le CN-FIF et de respecter leur feuille et son délai d'exécution. Nommé en janvier 2021 après la mise sous tutelle de la FIF en décembre 2020, le Comité de normalisation a jusqu'au 31 décembre 2021 pour doter la Fédération de nouveaux organes dirigeants.

Cela avec l'élection du nouveau président du comité exécutif et de ses membres, bien évidemment après avoir géré les affaires courantes, révisé partiellement les statuts et le code électoral de la FIF, veillé à leur adoption par l'assemblée générale de la FIF, révisé les statuts de certaines parties prenantes et agi en qualité de commission électorale.

A un peu plus d'mois de cette échéance, où en est réellement le CN-FIF ? Si la qualité de la présidente du comité de normalisation et des membres ne laisse pas de place au doute, les faits en revanche le permettent. C'est le cas de la révision partielle des textes (statuts et code électoral) de la FIF et leur adoption par l'assemblée générale.

Tout comme la révision souhaitée des statuts de certaines parties prenantes. La normalisation a bien réussi à organiser les différents championnats, à faire rouler le ballon, mais des aspects cruciaux sont toujours en attente. L'assemblée générale annoncée pour le mois d'octobre, pour l'adoption des textes et l'approbation de la gestion du comité exécutif sortant, est toujours attendue.

Alors que la fin de la mission de la normalisation arrive dans 42 jours. S'il n'est pas tout à fait plausible de parler d'échec de Mme Mariam Dao Gabala, il est tout de nécessaire de tirer la sonnette d'alarme sur le danger que court le football ivoirien, si cette situation de transition devrait continuer.

Le comité de normalisation - on peut le dire - a eu le temps et le soutien de la majorité des clubs et des acteurs pour mener à bien sa mission. Alors il faut se garder de donner ainsi raison à tous ceux qui, dès les premiers instants, ont misé sur une prolongation de sa mission. Un tel fait sonnerait la fin de l'état de grâce.

Car même les plus dociles ne se feront pas prier pour rejoindre la meute. Surtout que l'échec des Eléphants dans la course à la Coupe du monde suscite déjà la révolte même de ceux qui sont acquis à la cause du Comité de normalisation. Tenir les délais pour l'honneur La normalisation est accusée d'être à la base de cette élimination avec la complicité du ministre des Sports, Paulin Danho à qui il est reproché de favoriser cette situation. Ce dernier, après avoir presqu'adoubé l'avènement de la normalisation, est celui qui décide de tout aujourd'hui notamment le financement du football, la parafiscalité, le budget des compétitions internationales,... .

En clair, il est dans un costume déguisé de président de la FIF. A le voir aux côtés de l'équipe, à l'hôtel et dans les vestiaires, cela n'est pas pour lui déplaire. Et il n'est pas évident qu'il s'oppose à une prolongation de la période de transition. Il est donc attendu de lui qu'il assume sa part de responsabilité dans l'échec des Eléphants avec ses discours dithyrambiques sur les énormes investissements étatiques qui ne sont pas de nature à aider le football ivoirien.

Dans la campagne des éliminatoires, le capitaine Aurier et ses camarades avaient juste besoin du soutien, de la présence, d'un président élu et de son comité exécutif. Et non du brouhaha auquel ils ont eu droit. Il faut éviter que de tels actes se répètent lors de la phase finale de la CAN 2021 qui débute dans 52 jours au Cameroun (9 janvier- 6 février 2022).

A cette compétition, le football ivoirien a tout à se faire pardonner. Ce qui exige des organes élus à la FIF pour mener à bien cette mission. C'est le défi que Mariam Dao Gabala se doit de relever, surtout qu'avec l'échec de Douala, son image est de plus en plus entachée dans l'opinion publique. Et elle le sera encore plus si d'ici la date du 31 décembre prochain, l'élection n'a pas lieu. Comme on le dit au pays, il n'est pas encore tard.

Le délai reste toujours tenable. Les dispositions transitoires permettent au comité de normalisation d'agir conséquemment. Et la sénatrice n'a pas à se faire prier pour en user. Parce que, personne plus qu'elle, ne tient à préserver son honneur. Une image et une réputation qu'elle a bâtie et acquise au prix de plusieurs années de vie. Ne dit-on pas que le respect de la parole donnée a même plus de valeur que des actes écrits et signés ?

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