Libye: Abdelhamid Dbeibah candidat à la présidentielle

Le chef du gouvernement libyen Abdel Hamid Dbeibah

Bien que les lois électorales en vigueur dans le pays lui interdisent de se présenter, le Premier ministre Abdul Hamid Dbeibah a officiellement annoncé sa demande, le 21 novembre, soit un jour avant la date limite de dépôt des candidatures.

Pour être éligible, le Premier ministre par intérim aurait dû suspendre ses fonctions gouvernementales, au moins trois mois, avant la date du scrutin qui se déroulera le 24 décembre prochain.

" Aujourd'hui, je présente mes documents de candidature, pour vous servir et pas pour autre chose, pour la prochaine élection présidentielle, et nous demandons à Dieu de nous aider tous pour le bien du pays et le bien de cette grande nation et de ce grand peuple ", a-t-il déclaré.

Lorsqu'il a pris ses fonctions, plus tôt cette année, Abdel Hamid Dbeibah avait promis de ne pas se présenter. Il s'agissait de la condition sine qua non pour pouvoir assumer son rôle d'intérimaire. Il aura donc attendu le dernier moment, une semaine après ses principaux concurrents.

Après Saif al-Islam Kadhafi ou l'ex-maréchal Khalifa Haftar, c'est une candidature controversée de plus à un mois d'une élection toujours plus incertaine. Ce candidat à la présidentielle a déclaré aux journalistes qu'il se sentait responsable de la poursuite de la reconstruction du pays, déchiré par des années de guerre civile.

La semaine dernière, Abdel Hamid Dbeibah a déclaré, lors d'un rassemblement de jeunes, qu'il présenterait son nom à la présidence si c'était ce que le peuple voulait. Le Premier ministre par intérim a déposé sa candidature un jour avant la date limite du 22 novembre, reste à savoir si la commission électorale du pays l'acceptera.

Mais le chef du gouvernement a fait l'objet d'une motion de censure, le 21 septembre dernier, votée par le Parlement de Tobrouk. Même s'il n'a pas quitté ses fonctions depuis, Abdel Hamid Dbeibah compte bien s'appuyer sur cette motion pour faire valoir son droit d'être candidat aux yeux de la loi.

Tous les acteurs sont désormais réunis sur la ligne de départ, avec notamment à l'est Khalifa Haftar, ex-chef de l'armée nationale libyenne; le chef du Parlement Aguila Saleh et le fils de l'ancien dirigeant, Saif al-Islam Kadhafi; à l'ouest Fatih Benchaga, ex-ministre de l'intérieu; et donc Abdel Hamid Dbeibah.

Les deux camps ont cessé les affrontements armés, il y a un peu plus d'un an, mais les tensions remontent à l'approche de l'échéance présidentielle. La commission électorale doit encore valider les candidatures, qui lui ont été présentées et au centre des débats à venir, la modification ou non de la loi électorale.

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