Congo-Brazzaville: Covid-19 - La société civile incite les lycéens à la vaccination

La secrétaire générale adjointe de l'organisation associative Lisanga 242, Sonia Etoka, a persuadé, le 20 novembre à Brazzaville, les délégués de la société civile et les lycéens à se faire vacciner contre la covid-19, dans le cadre de la poursuite de l'opération Coup de poing, lancée par le Premier ministre, Anatole Collinet Makosso.

C'est autour des thèmes " Immunité collective, seule issue pour renouer avec la vie d'autrefois " et " Droits de l'homme et Covid-19 " que les débats interactifs ont été organisés. Les leaders d'opinion, chefs de quartier et délégués d'associations ont la charge de relayer à la population la nécessité et l'urgence de se faire vacciner contre la covid-19.

Selon les orateurs, la vaccination est l'un des moyens les plus efficaces pour diminuer le risque de contracter le virus et les complications qui y sont associées. La vaccination associée aux mesures de santé publique offre la meilleure protection possible contre la covid-19.

Les conférenciers ont éclairci que les vaccins approuvés par le ministère de la Santé et de la Population sont efficaces. Selon les exposants, plusieurs personnes ayant contracté le virus n'ont eu que des symptômes légers, par contre d'autres ont développé une forme grave qui, dans certains cas, ont mené au décès. Ils ont ajouté qu'il n'est pas possible pour une personne de prédire la manière dont elle sera affectée par le virus si elle le contracte, même si elle n'a aucun problème de santé.

" La vaccination est la composante du droit à la santé. Or, le droit à la santé est lié au droit à la vie qui est le premier droit de l'homme. C'est pour cela, le pacte international relatif au droit économique et socio-culturel, en son article 12, prescrit à tous les Etats parties de prendre des mesures nécessaires d'assurer le droit à la santé de chaque personne. La charte africaine des droits de l'homme et des peuples, en son article 16, prescrit que les Etats doivent prendre des mesures nécessaires pour que la santé des personnes soit garantie ", a indiqué Modeste Mbossa, vice-président de la sous-commission droits civils-politiques de la Commission nationale des droits de l'homme au Congo.

Actuellement, quatre types de vaccins sont administrés au Congo. " La majorité des personnes qui décèdent sont celles qui ne sont pas vaccinées. Les personnes vaccinées qui sont encore contaminées font la forme simple de la maladie. Les leaders d'opinion, chefs de quartier et délégués d'associations sont chargés de faire le relais des connaissances acquises ", a expliqué le Dr Lucien Ibata.

Par ailleurs, s'appesantissant sur l'urgence de se faire vacciner, la secrétaire générale adjointe de Lisanga242 a largement évoqué les concepts comme le devoir envers la patrie, la protection de la famille, la relance de l'économie nationale et la protection de soi-même.

" Il sied de retenir que la première étape, pour un retour à la vie normale, consiste à réduire le nombre de cas d'hospitalisation et de décès grâce à la vaccination. Le vaccin n'est pas le gros lot, mais il offre une solution pour réduire les risques et ainsi permettre aux personnes de retrouver la vie d'autrefois ", a complimenté Sonia Etoka.

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