Cote d'Ivoire: 13ème édition de Ciné Droit Libre Abidjan - Les enfants à l'honneur et une mobilisation forte contre les VGB

23 Novembre 2021

C'est sur des chapeaux de roue que s'est achevée la 13ème édition de Ciné Droit Libre Abidjan, festival de films sur les droits humains et la liberté d'expression, à Abidjan, le samedi 20 novembre dernier, au Goethe-Institut.

Avec pour cerise sur le gâteau, le concert live, dans la soirée, de Vivi Macado, en présence d'un beau public dont le célèbre chanteur Onel Mala. Pendant une heure, la chanteuse a fait voyager le public au cœur de son répertoire et de la riche culture Dan. Timbre juste et mélodieux, paroles fortes autour de la fraternité, la solidarité, belle orchestration musicale et prestation scénique endiablée... Vivi Macado a fait vibrer le Goethe-Institut avec, en prime, des pas de danse endiablés. L'artiste, venue des 18 Montagnes, a ainsi clos en beauté cette 13ème édition de Ciné Droit Libre Abidjan.

Quelques heures plus tôt, cette ultime journée de CDL 2021 avait débuté, dans la matinée par deux activités importantes, notamment un atelier d'éducation des populations aux droits humains à Cocody-Gobelet, et une projection de films au Musée des cultures contemporaines Adama Toungara d'Abobo, dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits de l'enfant.

A Gobelet, plus de 250 personnes - hommes, femmes, jeunes et adultes - ont été instruit sur les notions des droits humains. Cet atelier, très pratique, a été piloté par l'équipe de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté conduite par son chef de bureau Côte d'Ivoire, Magloire N'Dehi. Au même moment, au Musée des cultures contemporaines Adama Toungara d'Abobo, 60 écoliers de l'EPP Baobab d'Abobo assistaient à une projection des films "Aika" et "Le bienfait", en présence du réalisateur Fidèle N'Goran et quelques acteurs.

Une séance cinéma inédite pour les tout-petits qui regardaient pour la première des films sur le grand écran. Au nom du Coordinateur du MuCat, Fodé Sylla, le responsable de la communication, Jean-Louis Diomandé, a dit toute la joie de son institution d'accueillir cette projection de films. Le coordonnateur général de Ciné Droit Libre Abidjan, Yacouba Sangaré a exprimé sa gratitude à la direction du MuCat pour avoir accepté le partenariat avec le festival. Ensuite, il a exhorté ces élèves à suivre attentivement ces films qui parlent de l'importance de l'école.

A la fin de la projection, le réalisateur et ses acteurs ont répondu aux questions de ces jeunes spectateurs, le tout dans une bonne ambiance. Directeur de l'établissement, Yaya Konaté a vivement remercié les organisateurs pour cette activité éducative, agrémentée des facéties d'un clown, qui a beaucoup amusé ces écoliers. Cap, dans l'après-midi, sur le GoetheInstitut Côte d'Ivoire, pour l'acte 2 de cette célébration de la JIF. Là, environ 70 enfants ont passé d'agréables moments dans ce centre culturel allemand, entre lecture d'un conte, animations et jeux, sous la houlette des associations Pro-Kids et Notre Boîte à Livres.

Puis, ils ont assisté à la projection du film "Le Malparlage" de Honoré Essoh, qui évoque l'influence néfaste des réseaux sociaux sur les enfants, suivie d'échanges avec le réalisateur. Avant de faire le show avec le groupe Jarafro Kids, un orchestre d'enfants qui les a gratifiés d'une belle prestation live. Dans la foulée, il y a eu la finale du concours de slam qui a été âprement disputée.

La soirée spéciale "Non aux violences basées sur le genre" a été marquée par la projection du documentaire "Mounyou ni sabali" de Kaourou Magassa suivie d'un panel de haut niveau avec Mme Hawa Diankhon (attachée politique à l'ambassade de Suisse), Me Drissa Traoré (président d'honneur du Mouvement ivoirien des droits humains), Pr Osséi Kouakou (président de SOS Violences sexuelles) et Mme Mégane Boho, activiste des droits des femmes et membre fondatrice de la Ligue ivoirienne des droits des femmes).

Ces panélistes ont entretenu la salle archi-comble sur le dispositif de lutte contre les violences basées sur le genre, l'arsenal juridique, la prise en charge psycho-sociale, la sensibilisation et la dénonciation. Pendant ce temps, à Gobelet, dans la commune de Cocody, deux films étaient projetés devant un public estimé à plus de 350 personnes.

Il s'agit de "Softie" du Sam Soko (Kenya), qui relate les péripéties d'un militant des droits de l'homme dans son pays et de "Djagassa" d'Hyacinthe Hounsou (Côte d' Ivoire), qui traite de la question du travail des enfants dans les mines. Deux films chocs qui ont capté l'attention du public. Placée sous le parrainage de SE Mme Yvette Daoud, ambassadeur du Royaume des Pays-Bas en Côte d'Ivoire, cette 13ème édition de Ciné Droit Libre Abidjan a débuté, le 17 novembre dernier, au Goethe-Institut.

Pendant quatre jours, autour du thème "Quel futur pour nos enfants ?", il a donné lieu à des ateliers de formation, des projections de films suivies de débats, et des concerts de musique. Organisé par l'association Ciné Connexion, en étroite collaboration avec le Goethe-Institut Côte d'Ivoire, le festival a bénéficié du soutien des ambassades du Royaume des Pays-Bas et de la Suisse ainsi que de la Fondation Friedrich Naumann pour la liberté, du ministère de la Culture et de l'Industrie des arts et du spectacle, du Conseil national des droits de l'Homme, de l'ONUDC, Promis et HCDH (Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l'Homme), et bien d'autres partenaires.

AllAfrica publie environ 600 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X