Afrique de l'Est: 21e Sommet COMESA - Rajoelina plaide pour un marché commun numérique

Miser sur la technologie du numérique pour booster les échanges économiques et commerciaux régionaux. Tel est le plaidoyer fait par le président de la République durant le sommet du COMESA.

Capitaliser sur les expériences acquises durant la crise sanitaire. Ces mots résument les arguments mis en avant par Andry Rajoelina, président de la République, hier, durant son discours au somme t du Marché commun de l'Afrique oriental et austral (COMESA), au Caire, en Égypte. Des arguments pour soutenir le plaidoyer en faveur de l'optimisation de la technologie du numérique en faveur d'un renforcement des échanges économiques et commerciaux entre les pays membres.

Les recommandations de Madagascar cadrent avec le thème de ce 21ème sommet du COMESA, qui est "La résilience par une intégration économique numérique stratégique". D'entrée, Andry Rajoelina a ainsi déclaré, "cette crise sanitaire nous a permis de tirer de nombreux enseignements que nous avons intérêts à capitaliser Elle nous a poussé à être de plus en plus innovant, grâce au numérique qui a maintenu le monde en marche".

Sur sa lancée, le président de la République a souligné l'importance de la construction d'une économie numérique régionale, notamment, étant donné le contexte mondial. Il a, en effet, soulevé le fait que la crise sanitaire a entraîné une hausse exponentiel des différents frais de fret et d'importation. En conséquence, la majorité des pays dans le monde font face à une inflation, particulièrement, sur les prix des Produits de première nécessité (PPN). Outre le contexte sanitaire et ses conséquences, il ajoute qu'exploiter les avantages de l'économie numérique boostera les efforts pour que le COMESA soit réellement un marché commun.

"Vulgarisons l'accès aux données économiques et commerciales, et fluidifions nos interactions sur nos marchés (... ) Il est temps, aujourd'hui, de placer la stratégie numérique au cœur de notre programme, d'accélérer la digitalisation pour la mettre au service du développement et que celle-ci ait une dimension panafricaine", appelle alors Andry Rajoelina.

Une aubaine

"Misons sur la stratégie commune régionale pour la relance post-Covid", ajoute le Président. Il bétonne ses propos en tablant sur un rapport de l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE). Elle souligne le potentiel de la technologie numérique pour renforcer les échanges internationaux, en offrant un monde interconnecté et quasiment sans frontières. "Une aubaine pour le commerce, particulièrement, pour le commerce en ligne et la gestion numérique du travail", soutient le locataire d'Iavoloha.

Andry Rajoelina indique, du reste, que le COMESA a déjà un outil pour s'engager dans un marché commun numérique. Le mandat de Madagascar à la tête de cette organisation s'est achevé, hier. Un des acquis majeurs durant la présidence malgache est la mise en marche d'une Zone de libre échange numérique (ZLEN). L'objectif du ZLEN est d'aider les commerçants et les Petites et moyennes entreprises (PME), à surmonter les réglementations et les processus complexes, explique le Chef de l'Etat.

Andry Rajoelina a alors annoncé que durant la présidence de la Grande île, la stratégie industrielle du COMESA et ses plans d'action de mise en œuvre ont été adoptés. Qu'ils sont en cours de transposition dans la politique de développement des Etats membres. "Alors que le COMESA a réussi à mettre en place des institutions et des programmes importants, le défi majeur demeure celui du financement", regrette-t-il, cependant. Pour y remédier, Madagascar incite alors à la mise en place "d'un mécanisme de financement alternatif à taux concessionnel" A suivre.

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