Madagascar: Affaire Apollo 21 - Le procès annoncé début décembre

Sauf nouveau revirement, le procès sur la tentative d'assassinat du président de la République, démarrera le 6 décembre. Vingt et une personnes sont sur le banc des accusés.

Ce sera pour le 6 décembre. Telle est la réponse de maître Maka, un des avocats du couple Rafanoharana, qui font partie des accusés dans l'affaire Apollo 21. Après une enquête et instruction judiciaire qui a duré cinq mois, le jugement du dossier concernant la tentative d'assassinat du président de la République, notamment, devrait donc démarrer avant la fin de l'année.

Cette affaire a défrayé les chroniques lorsque, le 20 juillet, les éléments de la brigade criminelle de la police ont procédé à l'arrestation de six individus. Dans la liste figurent, notamment, Paul Rafanoharana, franco-malgache, ancien officier de la gendarmerie française, et Philippe Marc François, colonel retraité de l'armée française. Baptisé Apollo 21, leur projet était d'assassiner Andry Rajoelina, président de la République, et quatre au-tres personnalités au sein de l'Exécutif.

Peu après le 20 juillet, le contrôleur général de police Fanomezantsoa Randriana-rison, ministre de la Sécurité publique, avait expliqué que le coup de filet découle d'une investigation et des missions de surveillance engagées depuis le premier trimestre de cette année. Après ces séries d'arrestations, le dossier a été pris en main par la justice, sous la supervision de Berthine Razafia-rivony, procureure générale de la Cour d'appel d'Antana-narivo, en personne.

Les comparutions des accusés devant le parquet du tribunal de première instance d'Antananarivo (TPI), ont démarré le 4 août.

Une nébuleuse

Finalement, vingt-et-une personnes se sont présentées au parquet du palais de justice d'Anosy, dont douze sont issues des rangs des forces armées. Cinq officiers généraux sont happés par cette affaire. Deux d'entre eux ont été placés sous contrôle judiciaire et trois ont bénéficié d'une mise en liberté provisoire.

À l'issue des comparutions de début août, sept accusés ont été placés en détention préventive. Dans la liste, il y a Paul Rafano-harana et son épouse, ainsi que Philippe Marc François. Le général retraité Victor Ramahatra, ancien Premier ministre de la deuxième République, fait également partie des personnes placées en détention provisoire.

L'affaire Apollo 21 est une nébuleuse qui agrippe plusieurs hautes personnalités. Yvon Randriazana-kolona, dit Sareraka, chargé de mission à la présidence de la République, a été parmi les premiers à avoir été convoqué par la police pour enquête.

Sareraka a, également, été de ceux qui ont comparu au TPI d'Anosy, en août. Il n'a, toutefois, pas été placé en détention préventive. Monseigneur Odon Razana-kolona, archevêque d'Antana-narivo, est aussi éclaboussé par cette affaire.

Le prélat a même été entendu par des juges du parquet du tribunal d'Anta-nanarivo, conduit par la PGCA, à l'archevêché d'An-dohalo. Durant une émission spéciale, le 8 août, le président de la République a, aussi, soutenu que les renseignements en sa possession démontrent qu'une grande personnalité politique, serait impliquée dans le projet Apollo 21.

L'enquête au fond de l'affaire Apollo 21 a été bouclée à la fin du mois d'août. La procédure au sein de la justice a, cependant, fait que le dossier ne sera jugé qu'en ce mois de décembre donc. Il y a eu, notamment, le recours en appel contre l'ordonnance de renvoi du rapport du juge d'instruction, destinée à la chambre d'accusation.

Un des avocats de la défense confirme, cependant, l'information selon laquelle le jugement démarrera le 6 décembre. Une date qui, toutefois, n'a pas été officialisée par la PGCA, jusqu'ici. C'est à Berthine Razafiarivony qu'il revient, en effet, de définir la date du procès.

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