Sénégal: Un ingénieur souligne l'importance des données dans la souveraineté numérique

Dakar — L'ingénieur et responsable au Parc des technologies numériques du Sénégal (PTN), Mansour Faye a insisté, vendredi à Dakar, sur l'importance des données dans la souveraineté numérique au Sénégal, avant d'encourager à travailler sur cet aspect devenu indispensable dans ce domaine.

"A Diamniadio, nous avons le Data center de l'Agence de l'informatique de l'Etat (ADIE), celle de l'opérateur de téléphonie Free. A Rufisque, c'est Orange qui y a installé son centre des données. Tout cela va permettre au Sénégal d'être souverain numériquement, mais, il faut travailler sur les données qui sont très importantes dans le numérique", a-t-il dit.

M. Faye intervenait au lancement du Hackathon du PTN, avec d'autres spécialistes lors d'un des panels qui a porté sur : "la souveraineté numérique au Sénégal".

Selon lui, les infrastructures qui existent au niveau du Parc des technologies numériques de Diamniadio permettent d'attirer le maximum d'entreprises nationales et étrangères.

Il a à cet effet indiqué que le Data center sera de niveau 3.

Pour l'ingénieur, cela va permettre de stocker des informations de nos entreprises locales, mais aussi étrangères.

"Dans ce cas, il faut qu'on milite sur les contenus locaux adaptés à nos besoins faits en Afrique par des africains et arrêter de faire du copier-coller", a dit l'inégenieur, venu représenter le directeur du PTN.

M. Faye estime que ces contenus "doivent être différents de ceux des étrangers".

"Dans ce cas, nous avons besoin, dans le domaine de l'innovation, de la créativité et de la recherche des experts qui puissent nous appuyer dans ce cadre", a-t-il avancé.

De son côté, l'ingénieur en numérique et professeur à l'Ecole supérieure polytechnique de Dakar (ESP), Ahmad Baba Mbacké a dit que "la souveraineté ne signifie pas seulement avoir des Data center, mais aussi disposer de tous les équipements nécessaires fabriqués sur place".

Il a estimé qu'il est venu le moment de montrer au monde que l'Afrique et le Sénégal en particulier dispose de compétences en matière de technologies numériques grâce au Hackathon.

"Nos jeunes utilisent le même internet que tous les autres du monde, mais ce qui est important c'est de savoir quoi faire avec, en étant innovant et créatif", a-t-il ajouté.

Selon Marina Sow membre du Comité d'organisation du Hackathon, l'objectif est de faire réfléchir les étudiants sur les potentiels économiques et de création d'emploi qui vont pouvoir être déployés sur le PTN, une fois complètement terminé.

"Les étudiants vont être en immersion pendant 48 heures sur le campus du Hackathon pour leur faire travailler la matière grise et sortir les 10 meilleurs projets qui seront primés et incubés au sein de l'incubateur du PTN", a-t-elle expliqué.

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