Madagascar: Forces armées - Les exactions seront réprimées

Le ministre de la Défense nationale a adressé de vives remontrances quant à l'exemplarité et le respect de la discipline au sein des Forces armées.

La bavure de trop. Les généraux nouvellement promus, ce t te année, ont été à l'honneur, hier, au Centre de conférence international (CCI), d'Ivato. Seulement, le général Richard Rakotonirina, ministre de la Défense nationale, a profité de cette cérémonie de remise de drapeau aux nouveaux étoilés pour un rappel à l'ordre ferme à l'endroit du commandement et au sein des rangs des Forces armées.

Le fait tragique qui s'est déroulé dans la commune d'Ifotaka, dans le district d'Amboasary Atsimo, jeudi, a été le déclencheur des vives remontrances du général Rakotonirina, hier. Une minute de silence a même été accordée en la mémoire de la défunte dans cette affaire, au début de la cérémonie d'hier. Le drame est intervenu, jeudi. Un militaire, en état d'ébriété, selon les informations, a blessé à mort avec son arme de service, une jeune fille qui aurait refusé ses avances.

L' événement d'Ifotaka écorne un peu plus l'image de l'armée, déjà mise à mal par le présumé homicide d'un jeune homme par des éléments de la Base aérienne 213, à Ivato, anciennement dénommée Base aéronavale d'Ivato (BANI). Un épisode que le ministre de la Défense nationale a rappelé, hier. "Ces faits indiquent qu'il y a encore des dysfonctionnements en matière de comportement et de discipline. C'est inacceptable", fulmine le membre du gouvernement.

Le général Rakotonirina intime ainsi l'ordre à tous les responsables au sein de l'armée et plus largement des Forces armées, y compris la gendarmerie nationale donc, "de revoir la façon dont sont conduites les missions de maintien et rétablissement de l'ordre et de la sécurité, surtout dans les zones rurales", afin que tels actes ne se reproduisent plus. Sur sa lancée, il assène, "nous n'acceptons pas la culture de l'impunité. Nul n'est au-dessus de la loi à Madagascar". Un ordre direct a ainsi été donné au chef d'Etat-major des armées (CEMA), de faire la lumière sur les faits d'Ifotaka.

Sans état d'âme

Afin d'apaiser la situation et, certainement, éviter une nouvelle déferlante d'invectives de la part de l'opinion publique, le ministre de la Défense nationale "promet", que le militaire mis en cause sera traduit devant la justice et radié des rangs de l'armée. Au CEMA, toujours, il requiert des sanctions à l'encontre du responsable sous lequel le militaire incriminé a été sous les ordres. Une manière de rappeler à ceux qui sont aux commandes, qu'ils ont, également, une part de responsabilité dans les bavures et déviances de leurs éléments.

"À nous tous au sein des Forces armées, je tiens à souligner qu'il n'y aura pas d'état d'âme contre les déviances de comportements, contre les actes irréfléchis, l'ébriété ou autre chose, qui coûtent la vie à des personnes innocentes. Notre vocation est de défendre la population et leurs biens".

Le ministre de la Défense nationale a, du reste, profité de son allocution d'hier, pour rappeler les principes et la discipline au sein de la Grande muette, notamment, face à des sujets médiatisés ces derniers temps. Des informations concernant des grognes au sein des rangs à cause de retard de paiement d'indemnités de mission ont été rapportées par des médias et sur les réseaux sociaux. En réponse, l'officier général lance un avertissement contre "les militaires et gendarmes qui font circuler de telles informations".

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