Afrique: Omar Seghrouchni - La protection de la vie privée ne constitue nullement un ralentissement au développement du digital

La protection de la vie privée ne doit pas être perçue comme un ralentissement au développement et au déploiement du digital, a souligné, jeudi à Benguérir (province de Rehamna), le président de la Commission nationale de contrôle de la protection des données à caractère personnel (CNDP), Omar Seghrouchni.

"La protection de la vie privée doit être perçue comme un accompagnement favorable devant créer la confiance nécessaire pour encourager le digital", a-t-il ajouté à l'occasion de sa participation aux travaux de la 10ème édition des Assises de la transformation digitale en Afrique (ATDA), un événement d'envergure qui se tient, deux jours durant, pour la première fois au Maroc et en Afrique.

Dans ce contexte, M. Seghrouchni a mis l'accent sur la notion de "la confiance numérique", estimant que plus le citoyen se sentira protéger, plus il verra ses intérêts respectés et plus il pourra adhérer au digital et conforter les investissements que font les Etats, les gouvernements et les divers acteurs de l'écosystème numérique.

Dans ce sens, il a souligné la nécessité de consentir davantage d'efforts pour l'émergence d'un "citoyen numérique africain", qui ne doit plus rester un simple consommateur du numérique, relevant qu'en abritant cette manifestation d'envergure, le Maroc ne faillit pas à son rôle de terre de rassemblement des frères et sœurs africains.

Lors d'un Side Event organisé par la CNDP dans le cadre de cette 10ème édition des ATDA, autour du thème "L'institution du Médiateur du Royaume du Maroc & CNDP : La continuité juridique de la protection de la vie privée au service de la disruption positive du digital. Cas des données comportementales", M. Seghrouchni, a insisté sur la nécessité de travailler ensemble dans plusieurs pays pour savoir comment appréhender la problématique de ces plateformes internationales qui créent des ruptures juridiques.

Dans ce cadre, il a expliqué que "la disruption juridique" se produit lorsqu'un citoyen souhaite accéder à un service et il est amené à fournir un ensemble de données à caractère personnel.

Lors de ce Side Event, Salwa Jmila, Cheffe du service coordination et suivi des projets informatiques au sein de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), a, quant à elle, présenté un exposé détaillé sur le projet de la Carte nationale, dite de deuxième génération.

Organisée conjointement par Cio Mag et la CNDP, cette 10ème édition des ATDA connait la participation de près de 300 personnes, dont des institutionnels, des décideurs publics et privés, des chefs d'entreprises, des responsables de grandes écoles, des opérateurs de l'écosystème digital, start-up, des ONG, des bailleurs de fonds, des Agences de régulation et des PME, issues d'une quinzaine de pays africains et européens.

Au programme de ce conclave, figurent une session sous le thème "Regards croisés des stratégies nationales numériques en Afrique : Quelle place pour la souveraineté numérique des Etats?", avec la participation de plusieurs ministres africains ainsi que des workshops et sessions plénières portant sur des thématiques relatives, notamment aux "Infrastructures et souveraineté numérique", et à "la stratégie d'accélération du digital et cloud souverain en Afrique".

Les débats s'articuleront aussi sur des questions se rapportant aux "solutions technologiques et potentiel d'innovation", "soutenir et financer l'écosystème d'innovation et entrepreneurial en Afrique", au "développement des solutions pour une administration intelligente" et au "capital humain et acculturation au numérique".

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