Congo-Kinshasa: Conférence sur la masculinité positive - Un pari gagné pour le chef de l'Etat congolais

Décidément, rien n'arrêtera le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi, dans son obstination à ramener son pays dans le concert des nations. Grâce à son activisme diplomatique, le pays est redevenu fréquentable.

Le crédit et la confiance dont jouit le cinquième président du Congo indépendant est à la mesure de la stature qui est désormais la sienne sur le continent. L'homme n'en finit plus de voir sa bonne étoile continuer à briller. Sans cesse consulté par ses pairs, c'est tout naturellement que son leadership est en train de s'enraciner avec, à la clé, un niveau de crédibilité atteint grâce à son esprit d'ouverture.

La présence significative des chefs d'Etat africains à la conférence des hommes sur la " Masculinité positive ", tenue le 25 novembre à Kinshasa, revêt une symbolique de taille : elle traduit toute l'estime dont jouit l'autorité suprême du pays auprès de ses pairs africains. L'un de ses mérites, c'est d'avoir réussi à requalifier la diplomatie congolaise redevenue proactive et résolument tournée vers le développement et la paix.

Un concentré des chefs d'Etat africains

Homme de dialogue et de cohésion, qui sait user de son savoir-faire pour rapprocher des intérêts parfois antinomiques, Félix Tshisekedi espère, par le concept " Masculinité positive ", actionner un des leviers majeurs capables de booster l'émergence de cette autre Afrique qui lui tient à cœur, celle dont le développement repose sur le potentiel de son peuple et qui prend soin de ses enfants.

Autour de Félix-Antoine Tshisekedi, cinq chefs d'Etat africains, en l'occurrence Denis Sassou N'Guesso du Congo Brazzaville, Nana Akufo-Ado du Ghana, Paul Kagame du Rwanda, Macky Sall du Sénégal et Faure Gnassingbé du Togo, ont pris une part active à ce forum de haut niveau. Ceci, à n'en point douter, est une preuve supplémentaire de la vitalité de la diplomatie congolaise qui a radicalement changé de visage. Redevenue l'épicentre d'une Afrique en mouvement en quête des solutions à ses différentes crises, la RDC joue désormais, et avec bonheur, la carte d'apaisement. Au nom de la cohésion et de la paix sociale, elle s'attèle à éteindre les foyers de tension partout ils se manifestent sur le continent.

Ce concentré des Chefs d'Etat présents à Kinshasa, à l'occasion de ce forum, est un signe qui ne trompe pas : l'heure est désormais à l'ouverture et à la coopération, mais aussi et surtout, à la réflexion plurielle sur des sujets d'intérêt commun. La violence faite à la femme et à la jeune fille en est un. Ce fléau, on ne le dira jamais assez, constitue un des obstacles à la mise en œuvre effective de la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies et du programme de l'Union africaine sur les femmes, la paix et la sécurité. Bien plus, il annihile tout effort de développement des nations à cause des inégalités structurelles et institutionnelles qu'il engendre.

Un bon coup diplomatique

Le président Félix Tshisekedi a vu juste en invitant ses pairs à réfléchir sur les voies et moyens de galvaniser tous les secteurs de la société africaine en vue de leur participation aux efforts visant à éradiquer ce fléau. Un appel qui a eu un écho favorable auprès de ses destinataires comme en témoigne l'affluence observée au Fleuve Congo hôtel. Accueillir sept chefs d'Etat et des délégations gouvernementales de haut niveau était un grand défi relevé avec succès. De l'hébergement à l'organisation logistique, Kinshasa a démontré sa capacité à accueillir des grands événements internationaux. En présentiel comme en virtuel, les intervenants à la tribune ont adhéré aux actions ainsi qu'aux stratégies concoctées pour renforcer le leadership des hommes et leur rôle dans l'éradication des violences faites à la femme et à la jeune fille.

Ceci est un acquis important de la mandature africaine de Félix Tshisekedi. L'histoire retiendra que c'est sous son impulsion, en collaboration avec le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, du Sénégalais Macky sall, du Ghanéen Nana Dankwa Akuffo-Addo et du président de la commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, que cette première conférence des hommes sur la " Masculinité positive " est passée de l'abstrait au concret.

Au-delà du protocolaire, il s'agit là d'un bon coup diplomatique à mettre à l'actif du président en exercice de l'UA, garant d'une nouvelle approche conceptuelle qui privilégie des actions innovantes et incitatives en vue de l'élimination de toute forme de discrimination à l'égard de la gent féminine. A tout prendre, la conférence de Kinshasa aura été un espace d'expression des chefs d'Etat réunis en présentiel et par visioconférence sur une problématique africaine voire mondiale.

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