Congo-Kinshasa: Violences fondées sur le genre - Félix Tshisekedi interpelle la conscience des leaders africains

Le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi-Tshilombo, a patronné, le 25 novembre, au Fleuve Congo hôtel la première conférence des chefs d'Etat et de gouvernement pour l'élimination des violences faites aux femmes et aux filles.

La conférence s'est tenue en mode hybride, présentiel et virtuel, et se devait de scruter de fond en comble les causes qui conduisent aux violences ayant pour base le genre en vue d'atteindre l'élimination de ce fléau à travers des actions et stratégies concrètes.

Autour du président de l'Union africaine, Félix Tshisekedi, ses pairs africains Macky Sall du Sénégal, Paul Kagame du Rwanda, Denis Sassou N'Guesso de la République du Congo, Nana Akufo-Ado du Ghana et Faure Gnassingbé du Togo ont pris une part active à cette activité initiée par l'organisation panafricaine en partenariat avec l'African women leaders network (AWLN) que préside Ellen Johnson, marraine de l'événement.

Mobiliser l'engagement et galvaniser l'action des dirigeants africains pour accélérer la prévention et l'éradication de ce fléau en Afrique, tel aura été le leitmotiv de ce forum ayant coïncidé avec la célébration de la Journée internationale pour l'élimination de la violence faite aux femmes et aux filles.

Dans son allocution de circonstance, le président de la République et président de l'Union africaine a expliqué, en liminaire, le contexte ayant prévalu à la tenue de ce forum. La République démocratique du Congo étant l'un des pays africains les plus touchés par ce phénomène, elle était astreinte à conforter la dynamique de lutte engagée à son encontre à travers ce panel de discussions. Pour le président Félix-Antoine Tshisekedi, cette conférence traduisait, si besoin en était encore, la détermination collective des dirigeants africains à mener des réformes courageuses pour éradiquer la violence faite aux femmes et aux filles.

Il s'est insurgé contre la tendance à l'acceptation de ce phénomène social tout en stigmatisant le rôle néfaste que jouent les hommes, principaux responsables de cette situation. C'est pourquoi, a t-il indiqué, l'Afrique considère ce fléau comme une des formes la plus flagrante de discrimination, mais aussi, comme un obstacle majeur à la réalisation des droits fondamentaux des femmes. Voilà pourquoi, a-t-il ajouté, l'Union africaine en a fait un de ses domaines prioritaires conformément à l'article 6 de l'objectif 17 de l'Agenda 2063.

Face à l'exacerbation de la violence faite aux femmes et aux filles, et à l'inefficacité des politiques et programmes visant à transformer les inégalités structurelles et institutionnelles qui conduisent à cette triste réalité, le chef de l'État, Félix Tshisekedi, a exigé des actions d'envergure, innovantes et accélérées en vue d'inciter tous les acteurs de la société à participer activement aux efforts visant à éradiquer ce fléau.

Il a exhorté les hommes occupant des postes de responsabilité à jouer un rôle majeur pour influencer d'autres hommes à se mettre d'accord sur les stratégies efficientes visant à prévenir et à mettre fin aux violences fondées sur le genre. Enfin, le président de l'Union africaine a plaidé pour la reconstruction d'un nouveau modèle de comportement masculin en rapport avec le statut de la femme.

A noter que cette conférence à laquelle les leaders politiques et associatifs ont été associés à côté des différents partenaires impliqués dans la promotion de la femme, marque un tournant décisif dans l'abolition des stéréotypes aujourd'hui érigés en obstacles majeurs à l'élimination et à la prévention des violences faites aux femmes et aux filles.

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