Centrafrique: Il faut immédiatement placer en détention un suspect accusé de crimes de guerre

communiqué de presse

Nairobi — Après sa récente remise en liberté, Hassan Bouba devrait être de nouveau arrêté

Le gouvernement de la République centrafricaine devrait coordonner ses efforts avec les forces de maintien de la paix de l'ONU pour s'assurer que le suspect accusé de crimes de guerre Hassan Bouba, qui a été remis en liberté au mépris des décisions de justice et escorté chez lui par des gendarmes centrafricains le vendredi 26 novembre, soit de nouveau arrêté, a déclaré Human Rights Watch.

Hassan Bouba - ministre et ancien chef d'un groupe rebelle en République centrafricaine - a été arrêté le 19 novembre pour répondre à des accusations de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité portées par le tribunal chargé de juger les crimes de guerre dans le pays, la Cour pénale spéciale (CPS). Le 26 novembre, selon un communiqué de presse publié par la CPS, des gendarmes centrafricains ont escorté Bouba hors de la prison de Camp de Roux où il était détenu et l'ont emmené à son domicile. Bouba devait comparaître devant la CPS le 26 novembre pour une audition de garde à vue, mais ne s'est pas présenté.

" Si la République centrafricaine veut s'attaquer à l'impunité dont jouissent les auteurs d'atrocités, le gouvernement doit soutenir la Cour pénale spéciale et la réarrestation immédiate de Bouba ", a déclaré Elise Keppler, Directrice adjointe du programme justice internationale chez HRW. " Permettre à Bouba d'être libéré au mépris des consignes de la Cour pénale spéciale sape les efforts déployés pour faire avancer la justice et augmente le risque qu'il prenne la fuite. Les partenaires internationaux - notamment les gouvernements américain et français, l'Union européenne et les forces de maintien de la paix de l'ONU - doivent insister pour que les décisions de la Cour soient respectées et pour que Bouba soit au plus vite replacé en détention pour bénéficier d'une procédure régulière ".

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