Afrique: Omicron - L'OMS recommande l'amélioration de la surveillance sanitaire

Contrôle des passagers à l'aéroport international Maya Maya, Brazzaville, République du Congo (photo d'archives).

Dakar — L'OMS qui "'se coordonne avec un grand nombre de chercheurs du monde entier pour mieux comprendre Omicron" recommande l'amélioration de la surveillance sanitaire et du séquençage des cas avec l'apparition ce variant de la Covid-19 jugée "préoccupante".

L'annonce de l'apparition en Afrique du Sud de cette variante a provoqué la panique au point que de nombreux pays européens ont décidé de suspendre les arrivées de voyageurs en provenance d'Afrique australe (Afrique du Sud, Lesotho, Botswana, Zimbabwe, Mozambique, Namibie et Eswatini).

"Comme Omicron a été désigné variante préoccupante, l'OMS recommande aux pays d'entreprendre plusieurs actions, notamment l'amélioration de la surveillance et du séquençage des cas", indique l'agence onusienne dans un document mis à jour, dimanche.

L'OMS invite à "partager des séquences génomiques sur des bases de données accessibles au public, telles que GISAID, signaler les cas initiaux ou les groupes à l'OMS".

Elle recommande d'effectuer "des enquêtes sur le terrain et des évaluations en laboratoire pour mieux comprendre si Omicron présente des caractéristiques de transmission ou de maladie différentes, ou a un impact sur l'efficacité des vaccins, des traitements, des diagnostics ou des mesures de santé publique et sociales".

Dans ce document, les pays sont priés de continuer à "mettre en œuvre des mesures de santé publique efficaces pour réduire la circulation globale du Covid-19, en utilisant une analyse des risques et une approche scientifique".

"Ils devraient augmenter certaines capacités de santé publique et médicales pour gérer une augmentation des cas. L'OMS fournit aux pays un soutien et des conseils pour la préparation et la riposte", assure la même source.

L'OMS estime qu'il est, en outre, "d'une importance vitale que les inégalités d'accès aux vaccins Covid-19 soient traitées de toute urgence pour garantir que les groupes vulnérables partout, y compris les agents de santé et les personnes âgées, reçoivent leurs première et deuxième doses, ainsi qu'un accès équitable au traitement et aux diagnostics"

L'agence onusienne assure qu'elle "se coordonne avec un grand nombre de chercheurs du monde entier pour mieux comprendre Omicron".

Dans son document, elle souligne que "les études actuellement en cours comprennent des évaluations de la transmissibilité, de la gravité de l'infection (y compris les symptômes), de la performance des vaccins et des tests de diagnostic et de l'efficacité des traitements".

L'OMS encourage les pays à "contribuer à la collecte et au partage de données sur les patients hospitalisés (... ) afin de décrire rapidement les caractéristiques cliniques et les résultats des patients".

Elle rappelle que "les mesures les plus efficaces que les individus peuvent prendre pour réduire la propagation du virus Covid-19 sont de garder une distance physique d'au moins un mètre avec les autres".

Il faut également "porter un masque bien ajusté ; ouvrir les fenêtres pour améliorer la ventilation, éviter les espaces mal aérés ou surpeuplés ; garder les mains propres, tousser ou éternuer dans un coude ou un mouchoir plié, et se faire vacciner".

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