Madagascar: Terre démunie

Gaïa, la terre, mère de toutes les créatures qui y vivent, ploie sous l'immense poids des caprices de ses enfants humains.

Choyer ces progénitures, qui sont les plus mégalomanes de ses rejetons, est maintenant la plus ardue des tâches qui peut pomper l'énergie de cette mère qui, à la longue, ne pourra plus subvenir aux besoins de ces enfants ingrats qui lui prennent toute sa richesse et la dilapident pour la mettre au service de leurs besoins futiles qui hypothèquent l'avenir de leurs descendants. La terre peine alors de plus en plus à remplir son devoir de mère dont l'acte élémentaire, qui consiste à nourrir ses enfants, ne peu t même plus être assuré convenablement.

Par les actions néfastes des plus gâtés de ses enfants qui lui dérobent ce qu'elle veut pourtant partager à tous les êtres vivants pour assurer leur survie, la terre n'est plus en mesure de protéger pleinement sa grande famille qui se décime parce que les plus gourmands ne laissent presque plus rien aux autres dont certains disparaissent alors que beaucoup d'autres sont en voie d'extinction. Dépouillée de ses richesses, par lesquelles elle abreuvait la faune et la flore, notre planète est réduite au dénuement qui ne lui permet plus d'assurer, en toute quiétude, son rôle et est devenue une mère affligée comme la France du temps du poète Agrippa d'Aubigné.

Et l'homme est porté par un élan incoercible qui meurtrit chaque jour les seins maternels de la terre par ses actions, motivées par une irrépressible volonté de puissance, qui annihilent les ressources que renferme la terre dont le destin semble être une inéluctable désertification générale. Un sort qui ne peut être évité que par une improbable prise de conscience de l'humanité qui doit mettre un frein à la destruction qu'il inflige à sa planète. Car malgré l'effet boomerang qui, pourtant, nous afflige (la sècheresse, les dégâts du réchauffement climatique, ... ), l'homme reste indifférent à la cause écologique.

D'après la mythologie grecque, Zeus, pour soulager Gaïa de l'énorme poids que sont devenus les hommes qui se sont multipliés, a déclenché une guerre légendaire, qui a duré 10 ans, entre les cités grecs et la ville de Troie. Mais cette guerre n'a pas réussi à enlever cette tare, portée sur la destruction, que l'homme porte en lui, et même jusqu'à nos jours, les signes envoyés par la nature, comme cette pandémie qui reprend du poil de la bête, pour interpeller l'humanité sur les conséquences de ses actes, cette dernière reste toujours cloitrée dans une criminelle indifférence.

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