Afrique Centrale: RDC-Ouganda - Un accord de partage des renseignements contre les ADF et les autres forces négatives existe

Les troupes de l'armée gouvernementale de la RDC ( FARDC).

Les troupes ougandaises seraient-elles entrées sur le sol congolais ? Avec l'autorisation de qui et dans quel cadre ? Aux dernières nouvelles, des spéculations vont bon train, dans cette affaire.

Même si jusqu'ici, aucune autorité officielle du côté de la RD. Congo et, même, de l'Ouganda, n'a confirmé, ni infirmé cette information livrée ce week-end par Rfi, il va de soi que les analyses à mener là-dessus tiennent logiquement compte des réalités autour des relations existantes.

Depuis un certain temps, en effet, ces deux pays voisins avaient conclu, à l'issue des multiples tractations, un accord de partage des renseignements militaires et civils pour la traque des forces négatives, y compris les ADF. Si, en tout état de cause, l'hypothèse de cette entrée-là se confirmait, il serait de bon aloi que des boursicoteurs qui se perdent en conjecture sur une question aussi sensible qu'est celle des forces de la défense et sécurité, calment et relativisent leurs ardeurs, avant de les orienter vers la perspective d'un début d'une mise en œuvre éventuelle de cet Accord-là dans le cadre, par exemple, des opérations militaires conjointes.

Donc, il est question, ici, d'éviter de verser dans l'intox ou l'infox. Et, surtout, de ne pas jeter l'anathème sur les FARDC qui, dans le cadre de l'état de siège, mènent déjà des efforts encourageants pour enrayer, une fois pour toutes, ces groupes armés dont les effets pernicieux n'ont que trop duré dans cette partie de l'Est de la RDC.

Certes, la question est sur toutes les lèvres. Mais, il va falloir attendre que les services compétents en la matière puissent donner les détails et les motivations. Déjà à l'Assemblée Nationale, le Président de la Commission chargée de la Défense et Sécurité, contacté à cet effet, s'est réservé à tout commentaire sur cette entrée annoncée via des médias et réseaux sociaux, tout en espérant que le moment venu, une fois saisie, son institution pourrait s'y prononcer formellement.

Pour sa part, Denis Mukwege et plusieurs acteurs politiques, des élus et autres notables, donnent plutôt des avis divergents. Les uns approuvent alors que les autres désapprouvent le recours aux troupes d'une armée étrangère, fut-elle celle de l'Ouganda ou d'un autre pays voisin, pour combattre les rebelles ADF, FDLR et autres. Mais, jusqu'à ce que les autorités congolaises n'éclairent la lanterne de l'opinion, tout débat sur ce dossier-là, quels que soient sa nature et ses auteurs, relèvent de la pure spéculation.

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