Cameroun: Appui à l'innovation - L'Onudi et le Canada veulent aider

Ils l'ont fait savoir au terme d'une visite jeudi dernier à l'Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé en présence du ministre des PME, Achille Bassilekin III.

Entre le laboratoire de la petite hydroélectricité, le technipole Sup valor et le centre high-tech d'impression 3D de l'Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé, le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l'Economie sociale et de l'Artisanat, le Haut-commissaire du Canada au Cameroun et le représentant résident de l'Onudi ont fait bien des découvertes. Ces derniers y étaient en fait en visite jeudi dernier.

La première escale des hôtes de l'Enspy sous la conduite de son directeur, le Pr Rémy Magloire Etoua était dans le laboratoire de la petite hydroélectricité. Là-bas, le Pr Joseph Kenfack a expliqué ce qui s'y faisait mais aussi souhaité un renforcement du matériel pour un meilleur apprentissage des étudiants. Ici aussi, l'Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi) est déjà présente en termes de partenariat. " Nous avons déjà commencé, peut-être de manière timide, avec l'énergie hydroélectrique et nous comptons continuer.

Le ministre nous a demandé de monter en puissance pour pouvoir le faire et aussi aider ce centre. Nous allons voir comment on pourrait apporter notre pierre et donner beaucoup plus de tonus à l'innovation et à l'emploi des jeunes ", a indiqué Raymond Tavares, représentant résident de l'Onudi. L'escale au technipole Sup valor a permis de voir plusieurs start-ups, notamment cette couveuse électrique exposée à l'entrée du Technipole et qui n'attend plus que des financements pour changer la vie de nombreux bébés dans nos hôpitaux. Le centre High-Tech d'impression 3D était la dernière étape.

Difficile de ne pas s'extasier de ce qui se fait ici. " J'ai été impressionné de voir le talent, la capacité d'innovation des jeunes camerounais à l'avant-garde parce que j'ai quand même sillonné le monde et permettez-moi de dire que c'est magnifique de pouvoir constater cela ", a indiqué Raymond Tavares. Impression similaire chez le haut-commissaire du Canada. " On a pu voir la profondeur de l'expertise qui existe ici à polytechnique. Ce qui m'intéresse le plus, c'est l'incubation. Dans les pays comme le Cameroun, il y a deux facteurs qui pourraient vraiment dynamiser l'économie : la jeunesse et la technologie. Et ce qu'on a vu ce sont des jeunes qui développent sur la base de la technologie des start-up innovantes qui pourraient introduire de vrais changements dans l'économie, dans la société ", a constaté Richard Bale. Il envisage d'ailleurs les échanges entre les incubateurs du Canada et du Cameroun, " pour développer encore plus la capacité du Technipole ici."

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