Algérie: Les avocats des opposants Reckya Madougou et Joël Aivo préparent leur défense

Les opposants Reckya Madougou et Joël Aivo seront jugés au cours de la session criminelle de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) qui s'ouvre le 06 décembre prochain, à Porto-Novo.

Les avocats des deux prévenus, éliminés de la course à la présidentielle d'avril dernier, ont toujours déclaré que les deux affaires étaient " purement politiques ". Deux demandes de mise en liberté de Reckya Madougou ont été rejetées. Les conseillers des deux opposants espéraient un non-lieu au terme de l'instruction. Leurs clients ont été renvoyés devant les juges pour un procès. Ils estiment les juges instructeurs ont manqué de courage mais ils se préparent pour les procès.

Joël Aivo sera jugé en premier, le 6 décembre, jour de l'ouverture de la session criminelle de la Criet. Quatre jours plus tard, le 10 décembre, ce sera le tour de Reckya Madougou.

Selon nos informations, les deux dates ont été communiquées aux détenus eux-mêmes, ce lundi 29 novembre. L'un des avocats du professeur Aivo affirme, hors micro, que le dossier n'a " rien de juridique et rien de judiciaire ". Pour le vétéran du barreau béninois, Robert Dossou, " il n'y aucune preuve ". Leur client est poursuivi " pour complot contre la sûreté et blanchiment " et est en détention depuis bientôt huit mois.

Dans le dossier Madougou, les droits de la défense ont été bafoués au cours de l'instruction, fulmine son avocat Me Renaud Agbodjo : " Vu la conduite exclusivement à charge de l'instruction, nous pensons qu'il faut craindre le pire pour le procès à venir et que madame Madougou va à cette audience avec une certaine présomption de culpabilité. Nous espérons qu'il y aura un sursaut de justice. Nous préparons ce procès avec la même sérénité et la même détermination ", réagit-il à l'annonce du procès.

La candidate des Démocrates est poursuivie pour " financement du terrorisme ". Après son arrestation, le 3 mars, la Criet expliquait qu'elle préparait des opérations pour semer la terreur et faire suspendre le processus électoral, ce qu'elle toujours nié, selon ses avocats.

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