Cameroun: Incivisme des transporteurs à Yaoundé - Statu quo à Tongolo, Etoudi, Olembé

Malgré la sommation du maire de la ville, les agences poursuivent tranquillement leurs activités.

Les agences de transport exerçant le long des axes Tongolo-Etoudi, Emana-Messassi-Olembé, ainsi que les transporteurs de sable disposent d'un délai de 24 jours (à compter du 24 novembre) pour quitter ces lieux. L'avertissement est du maire de la ville de Yaoundé. Dans un communiqué, Luc Messi Atangana interpelle une fois de plus ces transporteurs récalcitrants.

Hier, dans ces zones interdites, c'est l'effervescence habituelle faite de bouchons, klaxons stridents et d'occupation illégale de la chaussée. Manifestement, l'interpellation des autorités municipales ne semble émouvoir personne. Sur le tronçon Tongolo-Etoudi par exemple, les déplacements étaient au ralenti aux environs de 9h. Ici, un bus a occupé une partie de la chaussée. Malgré les klaxons des autres véhicules, un jeune homme ayant un lot de tickets en main, appelle imperturbablement les passagers qui montent un à un dans le véhicule.

Par contre au niveau du tronçon Emana-Messassi, ça circule. Les agences autrefois installées au lieu-dit Mobil Emana n'y sont plus. À Olembé, c'est le branle-bas. Plusieurs " rebelles " ont occupé une bonne partie de la route. Portières ouvertes, une dizaine de véhicules sont garés pendant que les chauffeurs essaient de capter les potentiels clients qui viennent à passer. Ces voitures ne sont pas les seules à créer le désordre à cet endroit. Même les gros porteurs transportant du sable sont à l'origine des embouteillages et de certains accidents.

" Ces gares routières spontanées installées en bordure de route ternissent l'image du quartier. Ici à Olembé, la route est belle et grande, les embouteillages ne devraient plus exister ici. Mais une bonne partie de la route est occupée par les voitures qui font le transport et les vendeurs ambulants. Quelle image pour notre pays qui va accueillir une grande compétition sportive ? Au-delà des menaces écrites et verbales, il est temps d'agir. Car, ce n'est pas la première fois que ces chauffeurs sont interpellés ", se plaint Fernand Zogo, riverain. Comme lui, plusieurs personnes souhaitent que ces transporteurs soient installés dans la périphérie où ils ne gêneront personne et apprécient l'initiative du maire de la ville.

De leur côté, les agences incriminées ne l'entendent pas de cette oreille. " Nous sommes au courant du communiqué du maire de la ville. Ou voulez-vous qu'on aille ? Le site prévu pour notre recasement n'est même pas commode. Avant de réprimander, il faut que le maire prenne des dispositions pour nous recaser afin que chacun soit satisfait et que le travail se passe dans de bonnes conditions ", plaide Parfait Ongolo, chauffeur. Dans son communiqué, Luc Messi Atangana indique que ces transporteurs doivent quitter les zones interdites le 17 décembre 2021, faute de quoi les véhicules seront systématiquement conduits à la fourrière municipale.

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