Cameroun: " Il s'agit de les reconnecter aux réalités africaines "

interview

Lejeune Mbella Mbella, ministre des Relations extérieures

Il se tient du 28 au 30 novembre 2021 sous le patronage du ministère des Relations extérieures, le Congrès des Afro-descendants et des Peuples issus du Bassin du Kongo sur le thème : " Afro-descendants : dynamiques de départ, de retour, d'intégration et contribution au développement des pays d'origine ". Quel intérêt pour le Cameroun à abriter ces assises ?

Il faut tout d'abord relever que la question de la diaspora a toujours été une préoccupation majeure pour le Gouvernement camerounais, pour laquelle le chef de l'Etat, S.E. Paul Biya, a toujours appelé cette dernière à contribuer davantage par ses compétences, ses apports financiers et projets à la transformation structurelle de notre économie.

Cette démarche s'est traduite de manière concrète par la création d'une structure formelle qui s'occupe essentiellement de cette problématique et des questions y afférentes au sein de mon Département ministériel. Aussi, le vif intérêt du Gouvernement camerounais pour cette question lui a-t-il valu de participer récemment, à l'invitation de l'Association américaine Okema Return International du 14 au 16 octobre 2021, à une Conférence internationale à Miami, relative au retour et à l'intégration des diasporas issues des communautés afro-descendantes, dans le processus du développement du continent africain.

Au vu des fructueux échanges qui en ont découlé, S.E. Paul Biya, président de la République du Cameroun, s'est engagé à accompagner la dynamique allant dans le sens de la contribution de la diaspora afro-descendante au développement économique des pays d'origine et de l'amélioration des conditions de vie des populations locales, en marquant Son Très Haut Accord pour l'organisation de ce congrès à Yaoundé.

Quelle est la particularité du congrès de Yaoundé par rapport aux futures assises envisagées dans la même perspective ?

Je dirais que les travaux de Yaoundé servent de rampe de lancement aux différentes assises prévues en terre africaine, notamment à Kinshasa (du 13 au 15 décembre 2021), et à Pointe-Noire (du 20 au 23 décembre 2021).

A cet effet, il sera globalement question de partager l'expérience camerounaise en matière d'esclavage et de traite négrière, de reconnecter les Afro-descendants aux réalités africaines et de nouer avec eux des partenariats dans divers secteurs porteurs de croissance économique. Par ailleurs, les recommandations adoptées ici seront implémentées lors des autres étapes africaines. Toutes choses qui rendent singulier le Congrès de Yaoundé.

Le Cameroun dispose d'une importante diaspora d'Afro-descendants. Que prévoit-il de faire en vue de capitaliser sur cette ressource humaine ?

Vous êtes sans ignorer que ce type de congrès est un grand moment d'échanges, une tribune de partage d'expériences, une étape de mise en exergue de tous les secteurs à fort potentiel de développement. Les Afro-descendants présents à Yaoundé sont dans cette dynamique, puisque nous avons en commun l'impératif du développement économique de nos pays.

Il s'agira donc pour le gouvernement camerounais de créer des facilités d'investissements socio-économiques, de mettre en contact les acteurs du même secteur, afin de créer à terme, un puissant lobby de développement.

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