Tchad: Amnistie des rebelles - Le Fact dénonce l'exclusion de ses combattants, le gouvernement rassure

Réunion consacrée à la sécurité sur toute l’étendue du territoire Tchadien a vu la participation du Vice-président du CMT, du Premier Ministre de Transition, des Ministres en charge de la Défense Nationale, de la Sécurité, de l’Administration du Territoire et de la Justice, des proches collaborateurs du Chef de l’Etat, de tous les chefs militaires, des commandants des grandes formations, du Délégué Général du Gouvernement auprès de la Commune de N’Djaména et du Maire de N’Djaména.

Au Tchad, le gouvernement a présenté, lundi 29 novembre, deux projets de loi qui prévoient une amnistie générale pour environ 400 rebelles tchadiens, dont de nombreux leaders politico-militaires, en prison ou en exil. Revendications formulées lors des consultations qui se sont déroulées entre responsables de groupes rebelles et les membres du comité technique spécial dirigé par l'ancien président Goukouni Weddeye. Hier, le président du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (Fact), responsable de la mort de l'ancien président Idriss Deby Itno, a dénoncé l'exclusion de ses combattants arrêtés en avril dernier, le ministre en charge du Dialogue national s'est voulu rassurant.

Le président du Fact s'est dit surpris de voir ses hommes - faits prisonniers lors de leur offensive d'avril dernier - exclus de cette mesure d'amnistie. Cela pourrait mettre en danger le processus de dialogue, selon Mahamat Mahdi Ali : " Nous avons appris que les éléments du Fact sont exclus de cette libération. Nous, on ne peut que prendre acte. Et, nous avons pensé que ce geste de libération aurait favorisé non seulement la réconciliation nationale, mais aussi la tenue d'une table-ronde inclusive dans des bonnes conditions et dans un climat apaisé ".

Pédagogue

Le ministre d'État chargé de la Réconciliation nationale et du dialogue s'est voulu pédagogue. Ceux qui ont été condamnés avant 2019 ont bénéficié de l'ordonnance d'amnistie de 2018. " C'est mon cas ", a-t-il expliqué. Les deux projets de loi présentés, lundi, concernent ceux qui ont été condamnés en 2019. Quant aux combattants du Fact arrêtés cette année, " Il n'y a pas d'inquiétude à se faire ", a assuré Acheikh Ibn Oumar : " Je n'ai pas besoin de les rassurer. Lui, s'il a été condamné avant, il a été gracié. Et actuellement, il n'est pas poursuivi et même ceux qui sont arrêtés et qui ne font pas encore l'objet de procédure, dans le cadre de la réconciliation, l'action je dirais, s'arrête. Donc, il n'y a pas d'inquiétude à se faire ".

Préoccupation

Déclaration d'un cessez-le-feu, arrêt de la répression de manifestations pacifiques ou encore poursuite contre les criminels de guerre suivie d'un pré-dialogue, le président du Fact rappelle que les autres sujets de préoccupation présentés au gouvernement n'ont pas encore trouvé de réponse. Là aussi, le ministre Acheikh Ibn Oumar s'est voulu rassurant. Toutes ces questions sont " à l'étude ", dit-il, en rappelant que l'objectif est d'arriver à un dialogue totalement inclusif.

AllAfrica publie environ 500 articles par jour provenant de plus de 100 organes de presse et plus de 500 autres institutions et particuliers, représentant une diversité de positions sur tous les sujets. Nous publions aussi bien les informations et opinions de l'opposition que celles du gouvernement et leurs porte-paroles. Les pourvoyeurs d'informations, identifiés sur chaque article, gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. En effet AllAfrica n'a pas le droit de modifier ou de corriger leurs contenus.

Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica. Pour tous vos commentaires ou questions, contactez-nous ici.

X