Afrique: Gestion publique - Le FMI conclut les consultations de 2021 avec l'Algérie

1 Décembre 2021

Le conseil d'administration du Fonds monétaire international (Fmi) a achevé les consultations au titre de l'article IV avec l'Algérie.

En fait, selon l'institution monétaire internationale, l'économie algérienne se remet peu à peu des deux chocs qui l'ont frappée simultanément en 2020. C'est-à-dire, la pandémie de Covid-19 et la baisse des cours du pétrole. Mais, la riposte rapide des autorités a permis d'atténuer les répercussions sanitaires et sociales de la crise.

Des mesures de confinement ciblées et l'accélération de la campagne de vaccination ont permis de ralentir une troisième vague de contaminations. Après une contraction de 4,9 % en 2020, le Pib réel a enregistré une croissance de 2,3 % en glissement annuel au premier trimestre 2021. Cela, sous l'effet du redressement des cours et de la production d'hydrocarbures et de l'assouplissement des mesures de confinement.

Après donc une détérioration significative en 2020, le solde des transactions courantes de la balance des paiements s'est nettement amélioré au cours du premier semestre 2021, rapporte le Fmi.

La pandémie a exacerbé les facteurs de vulnérabilité économique préexistants en Algérie, qui résultent d'une succession de chocs survenus depuis 2014.

Cependant, le budget et la balance extérieure courante accusent d'importants déficits depuis plusieurs années, entraînant ainsi une augmentation significative de la dette publique et une diminution des réserves de change et réduisant la marge de manœuvre de l'action publique.

En outre, la hausse de l'inflation, qui tient à l'augmentation des prix internationaux des denrées alimentaires et à un épisode de sécheresse en Algérie, érode le pouvoir d'achat des ménages.

L'économie algérienne devrait se rétablir en 2021 et 2022, mais les perspectives demeurent incertaines et difficiles, insiste le Fmi. Qui fait remarquer que la croissance réelle devrait atteindre 3,2 % en 2021, et le redressement des exportations devrait permettre une forte réduction du déficit du compte des transactions courantes de la balance des paiements.

Cependant, des risques pèsent sur ces perspectives. Les principaux risques tiennent à l'évolution des cours du pétrole, à la pandémie et au contexte social et géopolitique.

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